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LA FILLE NUE DE LA MER
"La légende est nécessaire car la vie est laide. Un beau mensonge est plus vrai que la plus éclatante vérité. La vraie vie, ce n'est pas celle que nous connaissons mais celle que nous cherchons à connaitre ... "
Certaines légendes traversent les siècles sans rien perdre de leur pouvoir révélateur. Sans doute répondent-elles il des questions enfouies dans le plus secret de nous-mêmes, sans doute aussi existe-t-il en elles ce qu'on appelle un fond de vérité. Tel est le cas de la légende ou du récit rapporte dans le roman ‘Une jeune fille nue’: les amours d'une jeune fille et d'un dauphin, prés des rivages de l'ile de Mytilène, en Grèce. Que ces amours tournent au drame, qu'une tierce personne, étrangère aux secrets impérieux de la mer, vienne rompre l'enchantement de cette idylle entre deux règnes et la muer en tragédie, cela, c'est 'affaire de l’amour. L'essentiel demeure cette amitié sans limite entre un cétacé et un être humain, qui ne prête ni au sourire ni il l’étonnement mais simplement qui est. La fraternité avec les animaux est un des rêves majeurs de t'homme. Non pas cette fausse fraternité qui laisse croire que les animaux sont capables de sentiments humains, mais l'autre, la véritable, celle qui contraint l'homme à briser, le premier, les conventions de son système, à franchir tous les miroirs dont l'illusoire transparence nous faisait croire qu'au fond, les animaux étaient notre propre reflet déformé, ébauché. Franchir ces miroirs, devenir l'ami d'un dauphin, cela exige avant tout d'oublier notre monde et d'oublier la terre. C est une initiation redoutable qui nous fait côtoyer la folie et la mort. Les Néréides et les Sirènes, ces créatures il mi-chemin du monde humain et du monde aquatique, ont incarne pendant des siècles les mirages et les dangers de cette collusion entre nature contre deux règnes. Leur chant, leur appel, leur langage sont synonymes de mort. Ils entraînent l’homme dans un univers étranger qui l'étouffe. Les victimes des Néréides et des Sirènes devenaient folles d'abord et ne mouraient qu’ensuite. Les seuls êtres à vaincre ces sortilèges furent ceux précisément qui oublièrent la parole et se mirent à chanter, eux aussi. Arion, Orphée, avec leur lyre, ont charmé les dauphins et les animaux de la terre et purent entrer vivants au royaume interdit de la mer et de la mort. Arion était de Mytilène et c’est il Mytilène qu'un oracle fit découvrir, miraculeusement préservée dans le sable, la tète coupée d'Orphée, Mytilène, l'antique Lesbos, continue, aujourd'hui encore, d'être le lieu privilégié des légendes, des noces millénaires de l'homme et de la mer. Ceux qui connaissent celle ile retrouveront aisément les lieux d'une jeune fille nue: la cote déserte ou Thomas el sa fille Angela ont construit leur cabane, la forêt pétrifiée, prés de Sigri, ou gisent des troncs d'arbres mues en rocs, Mais les lieux, si fideles qu'ils soient au cadre des légendes, n'importent guère pour eux-mêmes, La mer est le personnage essentiel de ce livre, la mer ou se dessine, dans les crêtes des vagues, les franges de l'écume, l'échine luisante des dauphins, amis de l'homme. Il serait absurde d'alourdir ce livre en montrant à quel point il aussi, prémonitoire. Disons seulement qu'on découvre présentement, par des voies qui ne sont plus celles des contes mais celles de la science, l'intelligence des dauphins, leur attirance vers l'homme, leur langage dont on déchiffre jour âpres jour la surprenante richesse. Angela, l'amante des dauphins, le savait depuis sa naissance et l'auteur aussi qui, tout enfant, ne se lassait pas d'écouter les étranges récits que les pêcheurs contaient sur les dauphins. l'un d'eux avait sauvé des requins un marin tombé de sa barque et l’avait ramené au rivage, tel autre s'était pris d'affection pour un pêcheur et poussait tous les poissons vers ses filets... Qu'importe si, avec les années, ces souvenirs se sont transformes, embellis. Une jeune fille nue est avant tout le premier livre ouvrant toutes grandes de l’imagination les portes d'un nouveau monde, il est l'histoire d'une amitié longtemps perdue, aujourd'hui retrouvée,
Préface du roman ‘Une jeune fille nue’ de Nikos Athanassiadis
UN MONDE SIMPLE ET MAGIQUE
Gérard Boisseau-Yampolsky, mon confrère journaliste est aussi un photographe réputé. Ses photographies me sont bien connues, elles
rassemblent à la fois l’originalité et le contenu esthétique. Sont art est magique parce qu’il y exprime sa passion extraordinaire. Hier, pendant que l’on était entrain d’examiner mes
photographies publiées sur mon site internet, Gérard m’a proposé de visionner ensemble une série de photographies qu’il avait faites. Nous nous sommes installés confortablement dans un coin calme
du hall de Frannce 3 Aquitaine. Gérard a ouvert un dossier bleu et a mis sur la table une dizaine de photographies. - Mon Dieu ! - c’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit - je fus
émerveillé de ce que je voyais. Je n’exagère pas !... J’avais devant moi de véritables œuvres d’art. Des photographies de toute beauté semblables à de vraies peintures. Une réalisation
exceptionnelle. C’était comme un voyage, plus j’avançais dans le cheminement de cette découverte, plus je découvrais une série de "natures mortes" nimbée d’une lumière étrangement douce et des
coloris d’antan presque "fanés". Une atmosphère vaporeuse où il me semblait reconnaître l’empreinte d’un peintre, que dis-je de plusieurs peintres. La vie de Gérar, toute sa vie était dans le
contenu esthétique de son œuvre. Gérard me le confiait, son âme entière imprégnait la totalité de ses photographies, son chemin de vie, ses regrets, sa mélancolie, ses souvenirs empreints dans
chaque image. Avec sa générosité, et sa gentillesse, Gérard m’a offert la possibilité de choisir comme un précieux trésor une de ses photographies. Celle-ci plus que les autres a attiré mon
attention, simplement parce que pour moi aussi, elle avait une signification profonde dans sa lecture universelle. La simplicité d’un tapis de feuilles sur un lit presque flou ralliant
l’ingénuité et le rêve. Un monde simple et magique ! Un regard, sur la profondeur d’objets qui existent mais qu’on ne regarde pas. Probablement que notre intérêt ne nous y porte pas, probablement
par ignorance quelquefois par indifférence et c’est à cet instant que le talent de l’artiste nous interpelle. S’arrêter sur la beauté au travers du regard de l’âme de la création où choses,
scènes, d’objets prennent existence sous nos yeux, à nous d’en tirer l’essence propice à nous émerveiller et nous redonner la force de nous interroger sur l’existence, à capter l’invisible et
lire avec une joie profonde le sens caché des choses dans leur simple existence. Merci mon ami pour ce merveilleux souvenir !...
NOUS DORMIRONS ENSEMBLE
Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin minuit midi
Dans l'enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C'était hier que je t'ai dit
Nous dormirons ensemble
C'était hier et c'est demain
Je n'ai plus que toi de chemin
J'ai mis mon coeur entre tes mains
Avec le tien comme il va l'amble
Tout ce qu'il a de temps humain
Nous dormirons ensemble
Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J'ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t'aime que j'en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble


























