

Ismail Kadaré
Colloque International

POST - SCRIPTUM
SUR LA DICTATURE
Un essai - document écrit par Vasil Qesari qui
raconte l'Albanie totalitaire
( PDF en langue albanaise )
( Një libër mbi totalitarizmin
në ish-Shqiperinë staliniste.
Klikoni për ta lexuar )
44 JOUR
TELEBLEU
Ce
livre de l'auteur Vasil Qesari, publié en Albanie en mars 2000 et présenté au Salon International du Livre à Paris, raconte l'histoire d'un journaliste albanais, engagé dans un combat
pour la liberté et l'indépendance de la presse et de l'information publique dans un pays, connu pour son fanatisme idéologique et le dogmatisme stalinien ( Le livre est en format PDF en langue
albanaise ).
Qeparo est le plus beau village de la riviera albanaise. Là sont nés mes ancêtres, là se trouvent les ruines de la maison de mes parents. J' y ai passé les années de mon
enfance. Là-bas j’ai découvert pour la première fois la magie de la mer, la beauté des couchers de soleil, le vent du sud plein d’arômes iodés, ainsi que le vent d'hiver, rempli de la fraîcheur
des montagnes ..
.
Vlora est ma ville natale. Je suis né là, à l’aube d’un jour de novembre, "tombant" sur les mains de une sage-femme italienne. La ville, actuellement a plus de 100.000 habitants et se situe dans la partie du sud-ouest d'Albanie, sur la côte de l'Adriatique...( Clic sur image ! )
LA RIVIERA
La riviera albanaise est la plus belle zone touristique en Albanie. Elle s’étend sur une longueur de 100 km le long du littoral, entre la baie de Vlora et le point méridional le plus extrême de
la côte, aux confins avec la Grèce ...
L’immeuble ou il y a trente ans John Lennon a été assassiné
( Photo de Vasil QESARI )
de Vasil Qesari
(A l’occasion du trentenaire de sa mort)
Lors de mon court séjour à New York, il me fut impossible de résister à l’attraction de visiter le lieu ou a été assassiné le célèbre chanteur compositeur John Lennon. C’était devenu une
obsession et si je n’effectuais pas cette visite, j’en aurais ressentit, amertume et désolation. J’ai demandé à quelques amis où se trouvait exactement cet endroit, mais ils ne savaient pas où
s’était déroulé cet événement . iste Ruben Avxhiu journaliste, m’a donné l’adresse exacte et mon vieil ami Filip Gazulli, toujours infatigable, m’a emmené là où je le
souhaitais ...
John Lennon, fondateur, chanteur et compositeur de Beatles, a été et restera une idole pour tous ceux qui ont rêvé d’un monde meilleur. Pour moi et mes amis albanais, entre autres, c’étaient ces chansons immortelles qui nous ont tenus vivants dans l’oppression de la dictature. À cette époque, que j’ai plusieurs fois nommée “ Le temps de la Colère”; Les magnifiques chansons de Beatles, sont restées des immortelles hymnes pour notre génération, qui en ces temps là, rêvait de voir d’autres horizons que ceux que nous offrait le système totalitaire, des horizons totalement différents de ceux qui nous tenait fermé fans l’obscurité, la vanité et la peur. Là dans notre petit pays, isolé et clos en dehors du monde rentier ...
C’était à cela que je pensais, pendant que la voiture passait derrière Central Park à Manhattan et s’approchait prés de l’immeuble de Dakota Building ou Lennon avait habité avec sa femme Yoko Ono. Je descendis du trottoir et je m’approchais de l’entré du grand immeuble. Un groupe de touristes, principalement des jeunes, prenaient des photos et autour il n’y avait aucun autre mémorial ou sigle signalant le crime qui avait eu lieu trente ans auparavant. Un homme en uniforme, gardait l’entrée, pendant qu’une belle jeune fille asiatique continuait sans cesse à prendre des photos.
... J’ai sorti mon appareil et moi aussi j’ai fait une photographie. Cela me semblait indispensable. C’était non seulement un souvenir, mais aussi façon de rendre hommage à cet artiste exceptionnel. C’était vraiment triste. La vie continue, mais celle de Lennon s’est arrêtée. Lennon – mon idole, a été assassiné non loin d’où je me trouvais. Il était 23 heures (heure de New York) lorsque John et Yoko rentraient chez eux. L'homme de 25 ans a sorti une arme et a tiré 7 coups de feu. Transporté à l'hôpital en voiture de police, il dût subir plusieurs transfusions qui s'avérèrent inutiles. L'assassin qui venait de tuer le rêve de toute une génération fût tout de suite arrêté. Il se laissa maîtriser sans aucune violence.
Ce soir-là, le monde choqué pleura le chanteur pacifiste le plus connu. Il s’en fut, assassiné par un
déséquilibré qui arpentait le trottoir du Dakota Building où Lennon habitait. The Beatles et le monde entier était en deuil. L'excellent parolier des Beatles était mort.

« Notre désir, d’autant plus profond qu’il était souvent muet, était de libérer les journaux de l’argent et de leur donner un ton et une vérité qui mettent le public à la hauteur de ce qu’il y a de meilleur en lui. Nous pensions alors qu’un pays vaut souvent ce que vaut sa presse. Et s’il est vrai que les journaux sont la voix d’une nation, nous étions décidés, à notre place et pour notre faible part, à élever ce pays en élevant son langage »
Albert
Camus dans le journal "Combat", le 31 août 1944

Besoin d'une histoire d'un soir ? Blanche-Neige, pourquoi pas ! Envie d'un grand ballet narratif ? Blanche-Neige, encore une fois. Le Blanche-Neige chorégraphié par Angelin Preljocaj et costumé
par Jean Paul Gaultier est le phénomène de la rentrée, très attendu, trop même. A l'affiche de la Biennale de la danse de Lyon, qui se clôt mardi 30 septembre, ce spectacle d'une heure
cinquante, limpide, rassembleur, a sagement emballé le public de la Maison de la danse jeudi 25 septembre.
SUR LE MÊME SUJET
Depuis son fameux Roméo et Juliette (1990) sur la musique de Serge Prokofiev, on sait que le directeur du Centre chorégraphique national d'Aix-en-Provence connaît la chanson. Livret découpé au
millimètre, illustration presque littérale d'une histoire, troupe de choc (vingt-six danseurs), décor et décorum. Preljocaj apprécie cet exercice de haute école pour sa
précision.
Conçu avec Enki Bilal, Roméo et Juliette a conquis la planète. Cousu main Gaultier, Blanche-Neige possède les mêmes atouts et bien des points communs : emportée par le lyrisme appuyé du compositeur Gustav Mahler, la scène du Prince enlaçant sa Blanche-Neige empoisonnée par la pomme rappelle celle de Roméo et de sa Juliette inanimée.
Pour cette histoire trop rarement chorégraphiée - une version a été signée par Serge Lifar en 1951 -, Angelin Preljocaj a bien relu le conte des frères Grimm, mais aussi La Psychanalyse des contes de fées, de Bruno Bettelheim. Le déroulé du spectacle, à ranger derrière les classiques comme La Belle au bois dormant, enchaîne scène de bal, tableaux d'ensemble et pas de deux - toujours des pics d'excellence chez Preljocaj.
Le chorégraphe a envie de tout dire au risque d'une certaine lenteur démonstrative. Volontairement naïf, il s'offre le bonheur enfantin d'une histoire et vérifie, après nombre de pièces abstraites, qu'il peut toujours la raconter avec sa danse. Son livre d'images recèle des séquences éclatantes de beauté. La ronde des nains (des moines-mineurs de fond) et de Blanche-Neige sautant sur leurs fesses en claquant des mains fait sourire. Le duo entre la jeune fille et sa marâtre - elle lui enfonce la pomme dans la bouche en la faisant danser - est parfait dans sa sadique volupté.
SANS COMPLEXE
L'écriture de Preljocaj, toujours taillée en biais, fait dans la citation classique sans complexe. La partition toute en sauts vifs, fentes sèches, moulinets des bras et changements multiples
de direction, s'émaille de tours, de piqués et autres pas académiques. Jamais, en revanche, on a vu une Blanche-Neige aussi échancrée ! Si Jean Paul Gaultier a somptueusement réussi à se faire
(presque) oublier dans les costumes, il ose une Blanche-Neige en string. La peau transparente de l'héroïne, jambes dénudées jusqu'en haut des fesses par un drapé savant, attirent
l'oeil.
Ce "décolleté" rappelle que la sexualité est au coeur du conte. Plus que sa beauté, la méchante reine sait qu'elle va perdre son attrait sexuel. Elle doit accepter de vieillir. A l'heure du lifting qui joue la confusion des âges, des générations et des saisons, ce conte rappelle tout bonnement que le temps est inéluctable, que la fille remplace la mère, fût-elle sa belle-mère, ainsi va la vie, aussi implacable soit-elle. Manque peut-être chez Preljocaj une dose de cruauté, de cette terreur palpable qui fait la saveur violente de Blanche-Neige. Un conte n'est pas une tragédie. Quoique.
***
‘Blanche-Neiged' d’Angelin Preljocaj.
Biennale de la danse, Maison de la danse, Lyon-8e. Jusqu'au 4 octobre. 20 h 30. Tél. : 04-72-26-38-01. De 26 € à 35 €. Puis, du 10 au 25 octobre, Théâtre de Chaillot, place du Trocadéro, Paris-16e. Tél. : 01-53-65-30-00. De 12 € à 27,50 €.
Rosita Boisseau
HISTOIRES DE
MER
Les histoires de mer ont parcouru le temps. Nous savons bien peu dechose des
premiers navigateurs mais la Bible n’est pas avare de récits. Arche de Noë, Jonas, ouverture de la mer Rouge pour laisser passer les Hébreux. Dans l’Odyssée, si Ulysse met tant de temps pour
regagner Ithaque après la guerre de Troie, c’est qu’il est très largement victime des pièges que lui tend Poséidon ...
MILLE ET UNE NUITS
Simbad le marin est l'une des parties des Mille et Une Nuits, vaste recueil de contes
élaboré par des générations d'auteurs entre le VIIIe e XIIe siècle. D'origine persane, ces contes se sont enrichis, par la suite, de nombreux apports arabes. Un palais magnifique, une gracieuse
mélodie, des parfums enivrants ...
VOYAGES DE SIMBAD
Toujours à la recherche
d'aventures, Simbad reprend la mer et, comme à l'habitude, son navire s'échoue. Les sauvages nus avec lesquels il se retrouve leur donnent à manger une plante qui leur enlève toute volonté
...

REVES ET FANTASMES
Dans le monde occidental en revanche, Les Mille et Une nuits suscitent un incroyable engouement dès leur traduction, nourrissant les
rêves et fantasmes des Occidentaux sur l’Orient et stimulant l’imagination des peintres. C’est Antoine Galland qui réalisa, à partir d’une copie arabe, la première traduction en français
(1704).
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