

Ismail Kadaré
Colloque International

POST - SCRIPTUM
SUR LA DICTATURE
Un essai - document écrit par Vasil Qesari qui
raconte l'Albanie totalitaire
( PDF en langue albanaise )
( Një libër mbi totalitarizmin
në ish-Shqiperinë staliniste.
Klikoni për ta lexuar )
44 JOUR
TELEBLEU
Ce
livre de l'auteur Vasil Qesari, publié en Albanie en mars 2000 et présenté au Salon International du Livre à Paris, raconte l'histoire d'un journaliste albanais, engagé dans un combat
pour la liberté et l'indépendance de la presse et de l'information publique dans un pays, connu pour son fanatisme idéologique et le dogmatisme stalinien ( Le livre est en format PDF en langue
albanaise ).
Qeparo est le plus beau village de la riviera albanaise. Là sont nés mes ancêtres, là se trouvent les ruines de la maison de mes parents. J' y ai passé les années de mon
enfance. Là-bas j’ai découvert pour la première fois la magie de la mer, la beauté des couchers de soleil, le vent du sud plein d’arômes iodés, ainsi que le vent d'hiver, rempli de la fraîcheur
des montagnes ..
.
Vlora est ma ville natale. Je suis né là, à l’aube d’un jour de novembre, "tombant" sur les mains de une sage-femme italienne. La ville, actuellement a plus de 100.000 habitants et se situe dans la partie du sud-ouest d'Albanie, sur la côte de l'Adriatique...( Clic sur image ! )
LA RIVIERA
La riviera albanaise est la plus belle zone touristique en Albanie. Elle s’étend sur une longueur de 100 km le long du littoral, entre la baie de Vlora et le point méridional le plus extrême de
la côte, aux confins avec la Grèce ...

Jamarbër Marko ( Photo de F.Velaj )
Diplômé en littérature et journalisme en 1974 à Tirana, il fut condamné à sept ans de prison l'année suivante, pour avoir exprimé son mécontentement envers
le Parti Communiste Albanais. Mais surtout pour être le fils de Petro Marko (1913-1991), ancien combattant de la Guerre d'Espagne et ancien résistant passé par les camps de concentration : le
romancier le plus talentueux de l'immédiat après-guerre fut plusieurs fois condamné, interdit de publication et interdit de lecture, et autant de fois "réhabilité", à cause notamment de sa
popularité que le Parti jugeait trop expansive à ses dépens. Jamarber, lui, sortit de prison en 1979, mais dut compléter sa peine en travaillant comme déchargeur dans une brigade d'entretient. Il
est l'auteur de deux volumes de poésie, dont le premier, Hasard intentionnel (1995), écrit durant vingt ans, pourrait être considéré comme l'oeuvre de sa vie. Avec son deuxième recueil, Pro nobis
(2001), il confirme à nouveau ce qu'il y a de meilleur dans sa poésie : une forme laconique, un rythme intérieur soutenu, une pensée profonde dénuée de métaphore, une fière douleur qui ne tombe
jamais dans le pathétique.
( Poèmes traduits de l'albanais par Ardian Marashi )
POUR AUTRE CHOSE JE
SUIS DE RETOUR
Je ne suis pas revenu
Pour voir une larme versée pour l'occasion
Ne suis pas revenu
Pour entrer dans un sourire
Ne suis pas revenu
Pour démontrer que je savais tout
Ou pour enlever le grain de poussière
Qui pèse en suspens sur l'espace du malentendu
Je ne suis pas revenu
Pour sentir les inflexions sentimentales
Je ne serais pas revenu
Pour prendre ce qui m'était dû
Je ne suis pas revenu pour tenter de récupérer
Mes jours perdus en prison
Je savais que ceci était impossible
Je ne serais pas revenu
Pour éprouver la même chose
Que d'autres ont vécue.
LA LIBERTÉ DE LA PLUIE
Avec ses mains longues
Avec ses jambes minces
Elle plongea libre
Dans le monde ici-bas.
J'imagine sa plainte
Lorsqu'elle s'arrêtera
Devant
Les barreaux de fer.
***
Vous êtes pardonnés
pour le jour où vous m'avez condamné à mort.
Vous êtes pardonnés
pour l'heure où vous m'avez conduit à l'hospice des fous.
Vous êtes pardonnés
pour la minute où j'ai aimé le mensonge.
Je me vengerai pour la seconde où vous m'avez fait Dieu.
***
Nous avons gagné la guerre, le rêve, le beau.
Nous avons dormi du sommeil des bienheureux.
Et nous nous sommes réveillés étonnés
Par les crissements des vers
Aux fondations de notre majestueux avenir.
***
Dieu
La créature la plus impuissante de l'univers
Est devenue par erreur la plus puissante
Pour faire en sorte que les hommes se retrouvent
En enfer.
***
Je mélange le ciel et le sable
Et je conçois la mer.
Je mélange la mer et mes mains
Et je conçois le feu.
Je soustrais la lumière et la joie
Pour concevoir une parole.
***
Je rentre du combat
Les plaies fermées
Et je trouve
De nouvelles plaies toutes fraîches
Par le combat
On pourra les refermer.
***
En cours de chemin me porteront mes jambes
En cours de vie me portera mon souffle
Quel plaisir
Si je pouvais porter les fleurs à ma mort.
***
J'étais curieux de voir
Et j'ai vu
J'ai eu des remords ensuite
Et j'ai vu de nouveau.
Albana Melyshi - Lifschin
VOL D'AME
Un verre de vin
J'ai bu hier soir
Avec un poète
Et j’ai vu comment
Magiquement son âme
Il a versé dans son verre.
Et comme un voleur
Les verres j’ai changé
Et son âme j’ai volé …
( 13 avril 2007 )
( Traduit de l’albanais en français par Vasil Qesari )
HISTOIRES DE
MER
Les histoires de mer ont parcouru le temps. Nous savons bien peu dechose des
premiers navigateurs mais la Bible n’est pas avare de récits. Arche de Noë, Jonas, ouverture de la mer Rouge pour laisser passer les Hébreux. Dans l’Odyssée, si Ulysse met tant de temps pour
regagner Ithaque après la guerre de Troie, c’est qu’il est très largement victime des pièges que lui tend Poséidon ...
MILLE ET UNE NUITS
Simbad le marin est l'une des parties des Mille et Une Nuits, vaste recueil de contes
élaboré par des générations d'auteurs entre le VIIIe e XIIe siècle. D'origine persane, ces contes se sont enrichis, par la suite, de nombreux apports arabes. Un palais magnifique, une gracieuse
mélodie, des parfums enivrants ...
VOYAGES DE SIMBAD
Toujours à la recherche
d'aventures, Simbad reprend la mer et, comme à l'habitude, son navire s'échoue. Les sauvages nus avec lesquels il se retrouve leur donnent à manger une plante qui leur enlève toute volonté
...

REVES ET FANTASMES
Dans le monde occidental en revanche, Les Mille et Une nuits suscitent un incroyable engouement dès leur traduction, nourrissant les
rêves et fantasmes des Occidentaux sur l’Orient et stimulant l’imagination des peintres. C’est Antoine Galland qui réalisa, à partir d’une copie arabe, la première traduction en français
(1704).
VOYAGER