POETES & POEMES ( Poetë & Poezi )

Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 21:15

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photo Vasil Qesari

Je suis à l'entrée d'un tunnel.
Ces phrases perforent le temps.
Peut-être suis-je ce qui espère à la fin du tunnel.
Je parle avec les yeux fermés.

Octavio Paz


Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 21:10

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photo Vasil Qesari

Mendiant de ce qu’il ne sait pas,
Sur la route sans lieu de mon être
Parmi des débris fait son aube
Il chemine seul sans chercher…

Fernando Pessoa


Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 18:06

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(photo Vasil Qesari)

Une fois j’aimai, et je crus qu’on m’aimerait,
mais je ne fus pas aimé.
Je ne fus pas aimé pour l’unique et grande raison
que cela ne devait pas être.

Fernando Pessoa

 

 

Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 18:03

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(photo Vasil Qesari)

Il fait un triste temps, il fait une nuit noire
A ne pas mettre un aveugle dehors. Les forts
Sons assis, les faibles tiennent le pouvoir
Et le roi est debout près de la reine assise.

Paul Eluard

 

Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 17:11
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(photo Vasil Qesari)
 
La vie commence
où l'on veut qu'elle commence,
où quelqu'un est capable de créer une forme.
Ou là où quelqu'un est capable
de se laisser créer par une forme.
Mais avant d'entraîner les mains
à créer une forme
ou à s'ouvrir à elle,
il faut leur apprendre à créer l'espace
pour cette forme.
La vie aussi s'achève
où l'on veut qu'elle s'achève,
où quelqu'un est capable d'effacer une forme
ou d'annuler son espace.
Ou là où quelqu'un est capable
de se laisser effacer
par l'impossibilité d'une forme.
 
Roberto Juarroz
 
Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 17:08

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(photo Vasil Qesari)

Les yeux fermés
Couchée sur le dos
Devant la fenêtre
Je coule dans la rivière du temps
Flocons de soleil
Douleurs d'enfance
Douceur d'abeilles
Tout est né d'aujourd'hui
Un cœur immense s'appuie
Contre le mur de ma chambre

Lise Mathieu

 

Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 16:47

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(photo Vasil Qesari)

Dans les rues de la ville, il y a mon amour.
Peu importe où il va dans le temps divisé.
Il n'est plus mon amour : chacun peut lui parler.
Il ne se souvient plus qui, au juste, l'aima.

René Char

 

Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 16:29

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Le brouillard mêle sa lumière
A la verdure des ténèbres
Toi tu mêles ta chair tiède
A mes désirs acharnés ...

Paul Elurad

 
 
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