Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /Oct /2008 11:26
L-ancre-de-tes-yeux.jpg 

ON REVAIT DE VENISE
ET DE LA LIBERTE


Paroles et musique: Francis Cabrel

Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux
Puisqu'on est fous, puisqu'on est seuls
Puisqu'ils sont si nombreux
Même la morale parle pour eux
J'aimerais quand même te dire
Tout ce que j'ai pu écrire
Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux.

Je n'avais pas vu que tu portais des chaînes
À trop vouloir te regarder,
J'en oubliais les miennes
On rêvait de Venise et de liberté
J'aimerais quand même te dire
Tout ce que j'ai pu écrire
C'est ton sourire qui me l'a dicté.

Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves
Tu viendras toujours du côté
Où le soleil se lève
Et si malgré ça j'arrive à t'oublier
J'aimerais quand même te dire
Tout ce que j'ai pu écrire
Aura longtemps le parfum des regrets.

Mais puisqu'on ne vivra jamais tous les deux
Puisqu'on est fous, puisqu'on est seuls
Puisqu'ils sont si nombreux
Même la morale parle pour eux
J'aimerais quand même te dire
Tout ce que j'ai pu écrire
Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux.



Par SIMBAD - Publié dans : DIVERS ( Te ndryshme )
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Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /Oct /2008 09:15

Woodstock-dernier-hyppie.jpg 
Vasil Qesari (Simbad) et Fat Velaj avec le dernier hippie de Woodstock  (2008) 


THREE DAY OF PEACE AND MUSIC

 
Un soir de septembre, en compagnie d'Anna Kohen, son mari et mon confrère Fat Velaj, nous sommes arrivés à Woodstock. Ça s'est passé juste pendant notre visite à New York, en septembre dernier, alors que nous étions invités par l’association ‘Motrat Qiriazi’. J’ai ainsi pu réaliser le rêve de ma jeunesse. (Un rêve impossible, pour un jeune ayant vécu dans un état totalitaire, mais qui a eu la chance providentielle d’exposer ses photos dans une galerie de Manhattan). Or, j'avais en tête tous les souvenirs de Woodstock, vus dans les reportages que nous suivions clandestinement à l’époque, sur la télévision italienne. C’est donc avec beaucoup d’émotion que j’ai découvert de mes yeux cette ville entrée dans l’histoire de la musique rock et du mouvement hippie en laissant un écho inoubliable des événements qui ont eu lieu à la fin des années 60. Je dois dire que dans un premier temps cette ville est restée dans ma mémoire, ainsi que celle de plusieurs générations, pour son mythique festival …
 
Le Festival de Woodstock (Woodstock Music and Art Festival) est un concert de musique rock, organisé du 15 au 17 août 1969, à Bethel aux États-Unis, près de Woodstock dans l'État de New York. Ce festival, prévu pour 50 000 spectateurs et qui en accueillit plus de 450 000 constitue le paroxysme de la culture hippie des années 1960. La ville, considérée comme très ouverte vis-à-vis du milieu artistique, refuse cependant de l'accueillir. Après des craintes sur son maintien, le festival est finalement placé à Bethel, sur le terrain d'un fermier, Max Yasgur, qu'il loue 50 000 dollars.
 
Pour se mettre dans le contexte de Woodstock, il faut savoir que depuis 1968 éclataient un peu partout dans le monde des mouvements contestaires (contre la guerre au Vietnam, contre les bonnes mœurs, contre les atteintes aux diverses libertés) et la jeunesse américaine aspirait à de nouveaux idéaux. Le mouvement "Peace & Love" était né. Et, voila, justement à Woodstock, un jeune homme y concrétise un projet vieux de 9 mois : organiser un festival de 3 jours réunissant les plus grands musiciens de Rock autour d'une pensée : La Paix. D ’ailleurs, les mots d'ordre sont "Peace, music and love". A l'affiche de ce concert : Bob Dylan, Joe Cocker, The Who, Jimi Hendrix, Ravi Shankar, Country Joe & The Fish, Janis Joplin & the Grateful Dead, Santana, Ten Years After, John Sebastian ...
 
Dans le petit monde du Rock, le bruit commence à se répandre qu'un grand festival se prépare du côté de cette ville. Peu après, la rumeur se répand: "Un festival aura lieu pendant l'été à Woodstock, dans la ferme de Dylan, dont ce concert marquera le retour sur scène."Bob Dylan n'est pas réapparu depuis son accident de moto, mais il vient de sortir son premier album depuis trois ans (John Wesley Harding). Avant même qu'Artie démarre la promotion, le bouche à oreille commence à assurer la publicité de l'événement. Michael Lang a baptisé l'événement "An Aquarian Exposition", le festival de Woodstock, au-delà du concert proposera aux Aquariens "Trois Jours de Paix et de Musique".
 
Fin mars, alors que les étudiants occupent leur faculté, commence le feuilleton Woodstock, dont les péripéties rapportées par la presse vont amplifier la notoriété de l'évènement, que propage déjà la rumeur par les canaux innombrables et souterrains du monde aquarien. "Trois jours de paix et de musique. Des centaines d'hectares à parcourir. Promène-toi pendant trois jours sans voir un gratte-ciel ou un feu rouge. Fais voler un cerf-volant. Fais-toi bronzer. Cuisine toi-même tes repas et respire de l'air pur". Cette publicité ne prévoyait ni le nombre de spectateurs (évalué à 450 0003), ni les embouteillages colossaux qui en découlèrent, ni la pluie, ni la boue.
 
C'est ainsi que le premier jour du festival débarque une foule de plusieurs milliers de chevelus, de bus décorés de fleurs ainsi que d'autres moyens de locomotions (camions, motos, voitures, chevaux, moutons, chaussures et quelques hélicoptères). Le festival commence donc comme prévu, sans encombres à priori. Mais les foules de festivaliers ne cessent d'affluer et sur un coup de gueule, le principal organisateur décide de rendre l'accès au site gratuit. Ce n’est pas aux Vielles Charrues qu'on ira nous faire le coup ! 

 
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Anna Kohen nous as invité dans sa maison à Woodstock

Durant ces trois jours d'août 1969, plus de 500 000 festivaliers sont venus danser et chanter au rythme de leurs groupes préférés. Malgré la pluie et les conséquences du temps comme la boue notamment, tout le monde a profité du spectacle et a su s'amuser. Aucun débordement grave n'a pu être noté, chose qui, aujourd'hui, est un peu plus rare. Aucune forme de violence n'a été constatée durant le festival de Woodstock et on le comprend bien du fait de l'ambiance qui régnait. En effet, dans les années 60 culmine l'époque hippie et chacun sait que cette tendance est plutôt calme et sereine. On peut dire que ça a été vérifié.
   
C'est l'apogée des Hippies, les accords endiablés des Who & Cie mettent le public dans une ambiance suprême, le partage est à son heure, la violence est remplacée par la musique et l'amour. Country Joe & The Fish interprètent "the Vietnam Song", chanson contre la guerre du Vietnam, et des centaines de milliers de spectateurs répètent en chœur le refrain contestataire. Même sous la pluie l'ambiance reste incroyable : le public crie "stop rain" !! stop rain" sous une averse pitoyable... La terre est devenue boue et certains allumés s'y jette à plat ventre pour faire des glissades...
 
P.S. Chanteurs qui ont participé à Woodstock. Joan Baez ,The Band, Blood, Sweat and Tears, Canned Heat, Joe Cocker, Country Joe McDonald (avec et sans son groupe: The Fish), Creedence Clearwater Revival, Crosby, Stills & Nash, Grateful Dead, Arlo Guthrie, Tim Hardin, Keef Hartley, Richie Havens, Jimi Hendrix , JBES, Incredible String Band, Jefferson Airplane , Janis Joplin, Melanie, Mountain, Paul Butterfield Blues Band, Quill, Santana, John Sebastian, Sha Na Na, Ravi Shankar, Sly and The Family Stone, Bert Sommer, Sweetwater, Ten Years After, Johnny Winter, The Who ect. 

 

affiche-woostock.jpg
Une affiche originale du Festival de Woodstock (1969)

Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /Oct /2008 09:46

Dakota-Building-Photo-Qesari.JPG

L’immeuble ou il y a trente ans John Lennon a été assassiné
( Photo de Vasil QESARI )

 

de Vasil Qesari
(A l’occasion du trentenaire de sa mort)

Lors de mon court séjour à New York, il me fut impossible de résister à l’attraction de visiter  le lieu ou a été assassiné le célèbre chanteur compositeur John Lennon. C’était devenu une obsession et si je n’effectuais pas cette visite, j’en aurais ressentit, amertume et désolation. J’ai demandé à quelques amis où se trouvait exactement cet endroit, mais ils ne savaient pas où s’était déroulé cet événement . iste Ruben Avxhiu  journaliste,  m’a donné l’adresse exacte et  mon vieil ami Filip Gazulli, toujours infatigable, m’a emmené là  où je le souhaitais ...

John Lennon, fondateur, chanteur et compositeur de Beatles, a été et restera une idole pour tous ceux qui ont rêvé d’un monde meilleur. Pour moi et mes amis albanais, entre autres, c’étaient ces chansons immortelles qui nous ont tenus vivants dans l’oppression de la dictature. À cette époque,  que j’ai plusieurs  fois nommée “ Le temps de la Colère”; Les magnifiques chansons de Beatles, sont restées des immortelles hymnes pour notre génération, qui en  ces temps là, rêvait de voir  d’autres horizons que ceux que nous offrait le système totalitaire, des horizons totalement différents de ceux qui nous tenait fermé fans l’obscurité, la vanité et la peur. Là dans notre petit pays, isolé et clos en dehors du monde rentier ...

C’était à cela que je pensais, pendant que la voiture passait derrière Central Park à Manhattan et s’approchait prés de l’immeuble de Dakota Building ou Lennon avait habité avec sa femme Yoko Ono. Je  descendis du trottoir et je m’approchais de  l’entré du grand immeuble. Un groupe de touristes, principalement des jeunes, prenaient des photos et autour il n’y avait aucun autre mémorial ou sigle signalant le crime qui avait eu lieu trente ans auparavant. Un homme en uniforme, gardait l’entrée, pendant qu’une belle jeune fille asiatique continuait sans cesse à prendre des photos.

... J’ai sorti mon appareil et moi aussi j’ai fait une photographie. Cela me semblait indispensable. C’était non seulement un souvenir, mais aussi façon de rendre hommage à cet artiste exceptionnel. C’était vraiment triste. La vie continue, mais celle de Lennon s’est arrêtée. Lennon – mon idole, a été assassiné non loin d’où je me trouvais. Il était 23 heures (heure de New York) lorsque John et Yoko rentraient chez eux. L'homme de 25 ans a sorti une arme et a tiré 7 coups de feu. Transporté à l'hôpital en voiture de police, il dût subir plusieurs transfusions qui s'avérèrent inutiles. L'assassin qui venait de tuer le rêve de toute une génération fût tout de suite arrêté. Il se laissa maîtriser sans aucune violence.

Ce soir-là, le monde choqué  pleura le chanteur pacifiste le plus connu. Il s’en fut, assassiné par un déséquilibré qui arpentait le trottoir du Dakota Building où Lennon habitait. The Beatles et le monde entier était en deuil. L'excellent parolier des Beatles était mort.

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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /Sep /2008 21:48
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« Notre désir, d’autant plus profond qu’il était souvent muet, était de libérer les journaux de l’argent et de leur donner un ton et une vérité qui mettent le public à la hauteur de ce qu’il y a de meilleur en lui. Nous pensions alors qu’un pays vaut souvent ce que vaut sa presse. Et s’il est vrai que les journaux sont la voix d’une nation, nous étions décidés, à notre place et pour notre faible part, à élever ce pays en élevant son langage »


Albert Camus dans le journal "Combat", le 31 août 1944

 

 

Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /Sep /2008 09:59
A-Preljocaj.jpg
(Photo Barak)

LE DECOLLETE DE BLANCHE -NEIGE


Besoin d'une histoire d'un soir ? Blanche-Neige, pourquoi pas ! Envie d'un grand ballet narratif ? Blanche-Neige, encore une fois. Le Blanche-Neige chorégraphié par Angelin Preljocaj et costumé par Jean Paul Gaultier est le phénomène de la rentrée, très attendu, trop même. A l'affiche de la Biennale de la danse de Lyon, qui se clôt mardi 30 septembre, ce spectacle d'une heure cinquante, limpide, rassembleur, a sagement emballé le public de la Maison de la danse jeudi 25 septembre.


SUR LE MÊME SUJET


Depuis son fameux Roméo et Juliette (1990) sur la musique de Serge Prokofiev, on sait que le directeur du Centre chorégraphique national d'Aix-en-Provence connaît la chanson. Livret découpé au millimètre, illustration presque littérale d'une histoire, troupe de choc (vingt-six danseurs), décor et décorum. Preljocaj apprécie cet exercice de haute école pour sa précision.

Conçu avec Enki Bilal, Roméo et Juliette a conquis la planète. Cousu main Gaultier, Blanche-Neige possède les mêmes atouts et bien des points communs : emportée par le lyrisme appuyé du compositeur Gustav Mahler, la scène du Prince enlaçant sa Blanche-Neige empoisonnée par la pomme rappelle celle de Roméo et de sa Juliette inanimée.

Pour cette histoire trop rarement chorégraphiée - une version a été signée par Serge Lifar en 1951 -, Angelin Preljocaj a bien relu le conte des frères Grimm, mais aussi La Psychanalyse des contes de fées, de Bruno Bettelheim. Le déroulé du spectacle, à ranger derrière les classiques comme La Belle au bois dormant, enchaîne scène de bal, tableaux d'ensemble et pas de deux - toujours des pics d'excellence chez Preljocaj.

Le chorégraphe a envie de tout dire au risque d'une certaine lenteur démonstrative. Volontairement naïf, il s'offre le bonheur enfantin d'une histoire et vérifie, après nombre de pièces abstraites, qu'il peut toujours la raconter avec sa danse. Son livre d'images recèle des séquences éclatantes de beauté. La ronde des nains (des moines-mineurs de fond) et de Blanche-Neige sautant sur leurs fesses en claquant des mains fait sourire. Le duo entre la jeune fille et sa marâtre - elle lui enfonce la pomme dans la bouche en la faisant danser - est parfait dans sa sadique volupté.


SANS COMPLEXE


L'écriture de Preljocaj, toujours taillée en biais, fait dans la citation classique sans complexe. La partition toute en sauts vifs, fentes sèches, moulinets des bras et changements multiples de direction, s'émaille de tours, de piqués et autres pas académiques. Jamais, en revanche, on a vu une Blanche-Neige aussi échancrée ! Si Jean Paul Gaultier a somptueusement réussi à se faire (presque) oublier dans les costumes, il ose une Blanche-Neige en string. La peau transparente de l'héroïne, jambes dénudées jusqu'en haut des fesses par un drapé savant, attirent l'oeil.

Ce "décolleté" rappelle que la sexualité est au coeur du conte. Plus que sa beauté, la méchante reine sait qu'elle va perdre son attrait sexuel. Elle doit accepter de vieillir. A l'heure du lifting qui joue la confusion des âges, des générations et des saisons, ce conte rappelle tout bonnement que le temps est inéluctable, que la fille remplace la mère, fût-elle sa belle-mère, ainsi va la vie, aussi implacable soit-elle. Manque peut-être chez Preljocaj une dose de cruauté, de cette terreur palpable qui fait la saveur violente de Blanche-Neige. Un conte n'est pas une tragédie. Quoique.

***

‘Blanche-Neiged' d’Angelin Preljocaj.

Biennale de la danse, Maison de la danse, Lyon-8e. Jusqu'au 4 octobre. 20 h 30. Tél. : 04-72-26-38-01. De 26 € à 35 €. Puis, du 10 au 25 octobre, Théâtre de Chaillot, place du Trocadéro, Paris-16e. Tél. : 01-53-65-30-00. De 12 € à 27,50 €.

Rosita Boisseau

 

Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /Sep /2008 23:38
Boston-Vernissage.JPG

Boston - 20 septembre 2008. Vernissage de l’exposition photographique de Vasil Qesari et Fat Velaj. Au premier plan, la présidente de AAWO Dr. Anna Kohen et Albana Orgocka, la présidente de l’association ‘Bessa’ (Massachusetts)
***

Voici une diaporama  ou a travers des belles images se presentent les festivités organisé par l’association des femmes américano – albanaises ‘Motrat Qiriazi’ (l’antenne de la ville de Boston) à l’occasion de la vernissage de cette exposition photographique. C'était une soirée inoubliable, effervescente, pleine de joie, de chansons et de danses populaires.
Je vous invite à visionner le diaporama ci-dessous, il suffit de cliquer sur le lien: 

http://www.flickr.com/photos/albanao/sets/72157607502809041/show/




Par SIMBAD - Publié dans : DIVERS ( Te ndryshme )
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Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /Sep /2008 12:50
Simbad-Manhattan.JPG
 Simbad interviewé par une chaîne de télévision


Continuant ses interminables voyages, cette fois - ci,
Simbad a jeté l’encre à la baie de New York City.
Le 14 septembre dernier, au centre de 5 Avenue à Manhattan,
il a ouvert sa exposition de 50 photos,
intitulé ‘Caléidoscope’.
Pour voir l’album de photos de Simbad cliquez sur :

http://home.fotocommunity.fr/simbad

 

Brodway-Photo-Qesari.jpg

Soir sur Broadway ( Photo de Vasil Qesari )

Par SIMBAD - Publié dans : DIVERS ( Te ndryshme )
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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /Juin /2008 18:52

Simbad-en-tournage.JPG


(En tournage -  Photo Simbad)






JE SAIS QUE LA TERRE EST PLATE *



Je sais que la terre est plate,
Je sais les noms des nuages,
Je sais qu'il n'y a pas de vie après la mort,
Je ne suis pas si idiot.

Je sais que je te connais d'avant,
Que le bateau arrive demain,
Que tout est déjà écrit quelque part,
Même si on ne le savait pas.

Je sais qu'un jour je ne me reveillerais pas,
Je sais qu'on ne vieillira pas,
Je l'ai vu dans ma Marlboro Light,
Les fumées prédisent l'avenir.

Je sais qu'un jour nous serons invisibles,
Je sais que je n'oublie pas,
Je sais que je me réveille avec ton souffle,
Dans cette vie dans cet état.

Je sais que nous nous rencontrerons à nouveau,
Dans cette vie ou dans une autre parallèle,
Retrouver la formule du rêve,
Que tu me réveilles encore,
Toute mince avec ton ventre rond.

Nous nous marierons
Quand les témoins seront partis
Et les étoiles dans la nuit.

Je sais mon amour ce qui compte.

Et je connais ta bouche
Et je connais ton âge.

* Oui, je serai près de toi … Dans la mer salée et amer, dans le ciel étoilé, dans toute étincelle de lumière,  dans la transparence de l’éther,dans les parterres fleuris, dans les sources, les rivières, les  cascades, l’eau du robinet, chez nina-nana et même dans les nuages gorges d’eau- je serai partout - prés de toi ... ( LOU )

Par SIMBAD - Publié dans : DIVERS ( Te ndryshme )
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