PERSONNALITEES ( Personalitete )

Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /Mai /2006 20:55

            

                                    

                                   
C & C

(Femme d'audace, rebelle et passionnée, animée par une farouche volonté d'émancipation et de liberté, Chanel impose un style en démodant ce qui lui déplaisait. Récit d'une ascension fulgurante) 


De Gabrielle à Coco 

"CC" Des initiales mondialement connues, synonymes de mode, d'élégance, de haute-couture. Un "C" pour Chanel et un "C" pour … Coco. Ce sobriquet, Gabrielle Chanel ne l'apprécie guère mais elle n'arrive pas à s'en défaire. Il raconte pourtant l'histoire d'une de ses premières passions. Gabrielle a tout juste vingt ans lorsqu'elle sort du pensionnat. Elle est placée, ainsi que sa jeune tante Adrienne, comme commise dans une maison spécialisée en " trousseaux et layettes " qui vend aussi jupons, voilettes, fourrures. Leur tâche consiste à recevoir les dames, à leur vendre les articles en rayon, à prendre des commandes, à effectuer des retouches. Malgré le talent qu'on lui reconnaît rapidement, Gabrielle veut absolument échapper à cette condition et décide alors de s'essayer à la chanson à la Rotonde, un des deux cafés concert de Moulins, la petite ville où elle travaille. 

Les habitués sont pour la plupart des officiers de garnison. Elle sera recrutée comme poseuse, chanteuse de seconde zone censée meubler le silence en attendant le retour des artistes. Gabrielle aurait obtenu d'emblée un véritable triomphe. La chanson qui lui vaut le plus de succès s'intitule Qui a vu Coco dans le Trocadéro ? Elle raconte les mésaventures d'une jeune femme qui a perdu son chien dans un square. Ses admirateurs lorsqu'ils la voient scandent "Coco". Ces deux syllabes lui resteront à jamais attachées. Après quelques mois d'euphorie pendant lesquels Gabrielle se sent au seuil d'une grande carrière, les limites de son succès apparaissent. Elle tente alors sa chance à Vichy mais personne ne l'engage. On lui reproche sa minceur, sa voix trop faible. Une fois ses économies dépensées, elle retourne à Moulins où elle reprend ses travaux de couture. 

Coco modiste

Ne devoir rien à personne, ne pas dépendre de qui que ce soit, telle est l'obsession de la jeune Gabrielle. Le chant ne lui apportant pas cette indépendance, elle décide de faire des chapeaux, de devenir modiste. Elle considère que la mode de l'époque est trop chargée et espère pouvoir imposer la simplicité. Nous sommes alors en 1909. Coco est sûre que le moment est venu d'innover et d'imposer un nouveau style. Pour cela, il lui faut s'installer à Paris. Dans un premier temps, elle s'installe dans un appartement que son ami, Etienne Balsan lui prête au 160, boulevard Malesherbes. Coco parvient à convaincre Lucienne Rabaté, jeune modiste très douée qui travaille chez Lewis de venir chez elle. La clientèle ne tarde pas à arriver. D'abord ce sont ses amies qui, excitées à l'idée de ne pas être chapeautées comme tout le monde, accourent. Il faut bientôt embaucher de nouvelles ouvrières pou r faire face au travail. 

Au bout d'un an, Coco sent qu'il est temps d'avoir une boutique ayant pignon sur rue et à son nom dans le quartier des modistes, entre la rue Royale et l'opéra. Ce sera son ami anglais, Arthur Capel, qui, à l'automne 1910 lui ouvrira un crédit grâce auquel elle loue, pour y installer ses ateliers, un grand appartement au premier étage du 21 rue Cambon. A côté de la porte, une plaque porte l'inscription Chanel modes. Le mouvement de curiosité suscité au début par la petite modiste s'est encore amplifié. On parle d'elle dans les tribunes des champs de courses. La consécration arrive en 1912 lorsque le journal Les Modes, dont l'audience est la plus vaste, met en vedette le talent de Gabrielle Chanel et publie des photos d'artistes coiffées de ses chapeaux. Il lui aura fallu à peine quatre ans pour s'imposer et se distinguer dans le petit cercle des modistes de la capitale. 

Des chapeaux à la couture

Durant l'été 1913, Mlle Chanel et son amant Arthur Capel, se rendent à Deauville. Ce dernier, sensible à son sens artistique et à son talent créateur, décide que le moment est venu de la lancer définitivement. Il entend lui offrir une boutique à Deauville. Son style simple et détendu conviendra mieux à l'atmosphère de liberté et de vacances qui règne dans ce lieu de villégiature. Coco s'installe dans une boutique de la rue Gontaut-Biron. Elle attire rapidement une clientèle très chic. Outre ses chapeaux, elle met en vitrine quelques toilettes de sa conception. Des vêtements que Coco a créés pour elle-même au cours des deux années précédentes. Sa méthode de création est expérimentale. Elle confectionne une veste, une jupe et la teste. Gabrielle tient compte de son physique: elle bâtit sa mode selon ses besoins spécifiques. Etant très mince pour l'époque, elle conçoit des vêtements non pas ajustés mais flottants qui masquent ce défaut. N'appréciant pas les tissus trop lourds, elle préfère utiliser le tricot. Souple et léger, ce matériau convient à merveille à cette période de détente qu'est la villégiature. Coco trouve illogique qu'il n'y ait pas de mode adaptée aux périodes de loisirs. Elle veut changer les mentalités et expose dans sa boutique les vêtements qu'elle a inventés : marinières, jupes, blouses, manteaux. Créatrice de chapeaux, elle glisse progressivement vers la couture.

L'été suivant, Coco est de retour à Deauville. En août la guerre éclate et la ville se vide. Arthur Capel lui conseille de ne pas fermer sa boutique, d'attendre et de voir. L'invasion d'une partie du territoire français provoque l'exode de nombreux réfugiés du nord et du nord-est de France à Deauville, sans compter les Parisiens qui estiment que Deauville est plus sûre que la capitale. La plupart des réfugiés sont des bourgeois et des aristocrates qui possèdent sur la côte des grandes villas. De plus, le célèbre hôtel Normandy concentre une bonne part du Tout-Paris. C'est dans ce contexte que Coco commence à faire fortune. Comme elle l'expliquera, beaucoup de femmes avaient regagné la côte. " Il fallait non seulement les coiffer, mais bientôt, faute de couturiers, les habiller. " Elle met en vitrine les articles qu'elle a créé à son propre usage ou qu'elle a déjà proposés mais en les simplifiant. C'est une mode simple et commode, commandée par la circonstance. 

La révolution Chanel

Gabrielle Chanel a opéré une révolution dans la mode vestimentaire qui ne se limite pas dans le choix des matières ( tricot de laine; jersey…) Elle a rompu avec la préoccupation essentielle des couturiers de l'époque : l'aspect décoratif du vêtement féminin. Aux yeux de Chanel, c'est la silhouette générale, la ligne qui doit primer. Il est temps de se débarrasser du superflu, de tout ce qui pourrait altérer la pureté. C'est une quête incessante du dépouillement, de la rigueur. A côté de cette tendance, il en est une autre qui pousse Gabrielle à promouvoir la liberté physique de la femme, la mobilité de son corps. Depuis le début de la guerre et le départ de millions d'hommes, les femmes, contraintes de mener une vie active, acquièrent une indépendance toute nouvelle. Mlle Chanel aura toujours le talent de savoir s'adapter aux conditions sans cesse changeantes des femmes. Les vêtements flottants qu'elle crée, leur absence de taille, ces jupes raccourcies vont dans le sens d'une liberté croissante du corps féminin à l'intérieur des vêtements. " J'ai rendu au corps des femmes sa liberté, dira Gabrielle. Ce corps suait dans des habits de parade, sous les dentelles, les corsets, les dessous, les rembourrages. " 



LES PARFUMS DE COCO CHANEL 

Revenons un petit peu en arrière. Chanel a créé des parfums, des chapeaux, des robes... Vous aimeriez donc savoir quels parfums, exactement qu'elle a fait. En voici la liste:
• 1921: Chanel n°5 Marylin Monroe déclarera que la nuit, elle ne porte rien, excepté du Chanel n°5
• 1922: Chanel n°22
• 1925: Gardénia
• 1926: Cuir de Russie et Bois des îles
• 1955: Pour Monsieur
• 1970: Chanel n°19
• 1974: Cristalle
• 1981: Antaeus
• 1984: Coco
• 1990: Égoïste et Égoïste Platinium
• 1996: Allure
On disait de Gabrielle Chanel qu'elle ne dessinait pas ses modèles, mais qu'elle les assemblait elle-même sur sa cliente, de façon à sentir le corps bouger.


HISTOIRE DU PARFUM CHANEL 

Coco Chanel confia la fabrication et la distribution de ses parfums à Pierre Wertheimer, un grand homme d'affaires alors propriétaire de la Société Bourjois. Entre 1920 et 1930, Coco Chanel lança plusieurs nouveaux parfums dont CHANEL n° 22 en 1922, CUIR DE RUSSIE en 1924, GARDENIA, en 1925, BOIS DES ILES en 1926 (compositions d'Ernest Beaux reconstituées en 1983 par Jacques Polge). En raison de la seconde guerre mondiale et de la fermeture de sa maison de couture, il n’y eut plus aucune création pendant de nombreuses années. CHANEL N° 19 doit son nom à la date de naissance de Coco Chanel, cette fragrance fut composée par le successeur d’Ernest Beaux, Henri Robert. CHANEL N° 19 fut lancé le 19 août 1970, le jour du 87ème anniversaire de Coco Chanel, puis, en 1981, lancement d'ANTAEUS. Dès 1934, Coco Chanel avait décidé de s’installer à l’Hôtel Ritz, place Vendôme. Ce palace deviendra son lieu de résidence habituel pendant plus de trente ans ! Elle y décédera le 11 janvier 1971 après une promenade au Champ de courses de Longchamp. Après des obsèques célébrées à l’église de La Madeleine, son corps sera transféré à Lausanne (Suisse) où, selon ses dernières volontés, Gabrielle Chanel a été enterrée. Karl Lagerfeld En 1984, Karl Lagerfeld, ancien de chez Balmain et de chez Patou, se voit confier Chanel-Mode. En août 1986, il reçoit le Dé d'or de la meilleure collection de Haute Couture. Au fil des années et collection après collection, il sait "adapter" et se comporter comme un fidèle disciple de Coco Chanel. Le nouveau "nez", Jacques Polge, ancien créateur d'arômes chez Givaudan Roure, reprendra Chanel - Parfums. Il composera COCO, en hommage à Mademoiselle Chanel, le flacon classique du n° 5 créé par Coco Chanel en 1921 sera délibérément repris. EGOISTE fut lancé en 1990, fragrance masculine dominé par le santal de Mysore. En 1993, EGOISTE PLATINIUM et en 1996, lancement d'un nouveau parfum féminin : ALLURE ! Le parfum COCO MADEMOISELLE sortira, lui, en 2002. La famille Wertheimer détient toujours la majorité dans la société Chanel. En France, le groupe Chanel emploie plus de 3 000 personnes, les laboratoires Bourjois inclus. Pendant de nombreuses années, Chanel utilisera des visages célèbres pour les campagnes publicitaires de CHANEL N° 5, dont Catherine Deneuve (aux Etats Unis), puis, Carole Bouquet qui incarne, pour la maison Chanel, la Française idéale d’aujourd’hui. En 2002, création d'une nouvelle fragrance "CHANCE" distribuée aux Etats Unis et au Canada. CHANCE fait son apparition dans les pays européens et asiatiques au printemps 2003.
                                           
Maximes et sentences 
de 
Coco Chanel

 

Les femmes peuvent tout donner avec un sourire et, avec une larme, tout retirer
La mode est toujours un reflet de l'époque, mais on l'oublie si elle est belle
Se déguiser est charmant. Se faire déguiser, c'est triste
Feindre la naïveté vous donne l'air plus sot que votre ignorance
La coquetterie est une conquête de l'esprit sur les sens
Les trouvailles sont faites pour être perdues
La beauté, c'est l'amour; la générosité, une forme de la passion
La nature vous donne votre visage de vingt ans.
La vie modèle votre visage de trente, mais celui de cinquante, c'est à vous de le mériter
La vraie générosité, c'est d'accepter l'ingratitude
Si vous êtes née sans ailes, ne faites rien pour les empêcher de pousser
La parure, quelle science! La beauté, quelle arme! La modestie, quelle élégance!
La richesse économe, le faste prétentieux, les libéralités sordides, ce sont les armes les plus sûres du suicide de la fortune
On peut vous aimer malgré de grands défauts mais vous haïr pour de vraies qualités ou de grandes vertus
On ne peut ouvrir de barrières que celles que l'on a soi-même fermées
L'innovation ratée, c'est pénible; la reconstitution, c'est sinistre
Pour une femme, trahir n'a qu'un sens: précisément, celui des sens
Il n'y a que la vérité qui n'ait pas de bornes 
 Le dégoût, c'est souvent l'arrière-garde du plaisir, et souvent, l'avant-garde
Le "bon goût" ruine certaines valeurs réelles de l'esprit. Le goût tout court, par exemple
Il est un moment où on ne peut plus toucher à une œuvre: c'est lorsqu'elle est au pire
On peut en être réduit à tromper par excès de délicatesse dans l'amour
La mode est une reine et parfois une esclave
Le visage est un miroir où se reflètent les mouvements de la vie intérieure: accordez-lui beaucoup de soins
Puisqu'il est convenu que les yeux sont le reflet de l'âme, pourquoi ne pas admettre que la bouche soit aussi l'interprète du cœur
Par la coquetterie, même le cours du temps s'arrête pour les femmes
Il y a des geste d'amour et de tendresse qui n'ont de sens que dans le dévouement
Nos maisons sont nos prisons. Sachons y retrouver la liberté dans la façon de les parer 
On peut s'accoutumer de la laideur; à la négligence, jamais
C'est le propre d'un esprit faible que de se vanter d'avantages que le hasard peut seul nous donner.

                

 

       

 

 

 

         
Samedi 13 mai 2006 6 13 /05 /Mai /2006 19:14

 

           
 ICONES BYSANTINES EN ALBANIE

- Le grand peinte Onuphre de Néokastra -


 Au cours du moyen âge jusqu'à l'invasion turque, à quelques exceptions près, l'Albanie faisait partie de l'Empire byzantin. De même, il faut tenir compte de ce que l'Eglise en Albanie, dans sa majeure partie, a été du rite oriental. Par l'intermédiaire de l'Eglise, dans l'Albanie médiévale, en même temps que la langue des cérémonies liturgiques en grec, aussi la littérature religieuse laissa son empreinte, au même titre que l'architecture et la peinture. Il faut reconnaître que le trésor artistique réalisé par le peuple albanais au cours du moyen âge, notamment dans l'iconographie et dans l'enluminure, est extrêmement réduit par suite des circonstances historiques très difficiles. En Albanie, dans le domaine des arts figuratifs, les productions médiévales les plus anciennes, qui ont survécu jusqu'à ce siècle, sont celles des manuscrits religieux à enluminures, qui commencent des codes du IXe siècle et continuent jusqu'au XIVe siècle, à l'exception du code du VIe siècle qui est le plus vieux et qui est connu dans la littérature spécialisée sous le nom de "Codex Beratinus purpureus".

Les icônes d'Albanie du XII-XIIIe siècle se caractérisent par le style calligraphique byzantin et par une belle construction artistique, aussi bien dans l'ensemble de la composition que dans le modelage des détails, dans leur minutie. A la domination ottomane, lorsque l'économie était en détresse, il n'était pas possible de bâtir de grandes églises et de les parer de peintures murales. Probablement pour éviter l'absence des scènes des festivités dans les quelques églises pauvres et petites qu'on bâtissait, le clergé cherchait à peindre les scènes sur de petites icônes et on se mit à placer celles-ci sur les iconostases des chapelles qui ont été les premiers édifices du culte après cette domination. Les icônes du XIVe siècle conservées jusqu'à nos jours sont celles de Berat et de Korçë. Les figures de ces icônes, dans leur structure, ont pour caractéristiques principales, en général, presque les traits connus dans l'iconographie byzantine.

C'est du même style que sont toutes les icônes d'Albanie du XIVe siècle; toutefois, par suite des traits plus intéressants qu'on remarque dans la plastique avancée de la silhouette harmonieuse, dans le regard puissant des grands yeux aux sourcils hauts, qui captivent le spectateur, la figure de Saint Michel de Mborje, grandeur nature, s'impose par sa beauté artistique, ne manque pas de frapper l'observateur. En effet, cette oeuvre peut être considérée comme l'une des plus belles productions artistiques dans toute la création artistique de Byzance en général au cours du XIVe siècle. Dans ces icônes du XIVe siècle d'Albanie, on remarque également des particularités locales, qui les varient notablement de la production iconographique des autres pays. Malgré les circonstances très difficiles de la domination étrangère, le peuple albanais se reprit graduellement et, vers le milieu du XVIe siècle, il commença de nouveau à développer ses traditions sur le plan culturel et artistique. A cette époque, en Albanie apparaissent de nouveau les peintres albanais avec leur activité artistique aussi bien dans la peinture murale que dans l'iconographie. Le premier parmi les peintres albanais qui apparut pendant cette époque
historique, ce fut Onuphre de Néokastra (Elbasan), avec une activité artistique authentique aussi bien dans la peinture murale que dans l'icône. Après Onuphre apparaissent d'autres peintres, tels Nicolas, fils d'Onuphre, Jean, collaborateur de Nicolas en peinture, et d'autres peintres anonymes, qui ont tapissé les parois des édifices du culte dans plusieurs régions de l'Albanie.


 


Avec la production d'Onuphre et de son fils Nicolas commencent à apparaître des ensembles de petites icônes des iconostases qui continuent à se multiplier graduellement au cours des siècles par les peintres albanais postérieurs. Abstraction faite des peintures murales d'Onuphre, parmi les créations de ce peintre éminent d'icônes, nous connaissons, conservées jusqu'à nos jours en Albanie, les icônes de l'iconostase de l'église de l'Evangélisme et celles de l'iconostase de l'église Saint-Démètre; parmi celles de son fils Nicolas nous ne connaissons que les petites icônes de l'église de Vlaherne. Ces églises se trouvent, toutes trois, dans la citadelle de Berat. La peinture d'Onuphre voit le jour et se développe dans le sillage de la tradition du grand art byzantin, mais le puissant talent de ce maître, sous l'influence des idées nouvelles engendrées par les circonstances politiques du pays et les brillantes réalisations de l'art occidental de l'époque, modifie les normes dictées d'avance de la vieille peinture byzantine et introduit des éléments de la vie active.
Onuphre réussit ainsi à créer son art propre, aux traits individuels, un art pénétré d'un esprit de tendance réaliste, avec dei réalisations qui, sur le plan artistique, atteignent des sommets élevés d'un intérêt particulier. Le style artistique d'Onuphre, avec sa haute précision, a exercé une profonde influence et il a été suivi par tous les peintres apparus plus tard, par son fils Nicolas et d'autres. Il se créa ainsi en Albanie un courant artistique aux réalisations éclatantes, mais dans les circonstances très difficiles qui suivirent, ce courant ne put ni continuer ni se développer. Au cours du XVIIe siècle, les iconographes albanais, avec leur créations artistiques, ont décoré d'icônes un grand nombre de monuments en Albanie centrale et méridionale; à Berat, Voskopoje, Vithkuq, Lubonje, Postenan, Radove, dans la région de Lunxherie et ailleurs. Dans les icônes du XVIIIe siècle, qui sont nombreuses, on aperçoit le sillage de la tradition artistique byzantine, qui à la longue se banalisait, bien qu'on y remarque des éléments de l'époque, qui traduisent le niveau artistique.
A cette époque-là, on a, en Albanie, des icônes d'ateliers artisanaux, qui déploient des efforts pour imiter à leur façon des icônes du style byzantin. Ces icônes sont caractérisées par un style naïf, mais d'intérêt historique et attrayant par leur naïveté même. Le XVIIIe siècle est caractérisé en Albanie par une reprise assez intense sur le plan économique et social, par l'essor du commerce des villes, par la construction de nombreux établissements du culte et par leur agrémentation de productions d'art de tout genre. Historiquement on sait que, à cette époque, on assiste à une consolidation des positions des féodaux albanais et à un certain apaisement du pays. Parmi ces peintres citons les plus éminents: David Selenica, de Selenice de Kolonje, Constandin Shpataraku, de Shpat d'Elbasan, Constandin et Athanase Zografi avec leurs fils, originaires de Potkozhan de Mokër, Georges et Jean Çetiri, avec leurs fils et leur petits-fils originaires de Lavdar d'Opar, Nicolas Guga, originaire d'un village de Myzeqe.



Les icônes des peintres albanais du XVIIIe siècle en Albanie, que nous avons appelés de l'école locale de Korçë, comme cela est constaté en général pour toute la peinture de ce siècle, outre la tradition locale, reflètent des influences nombreuses de la peinture du Mont Athos et de l'art occidental de l'époque. Chez les peintres Constantin et Athanase Zografi on remarque aussi des influences du style baroque. Il y a également quelques icônes d'école crétoise. De ce nombre on peut considérer d'un intérêt particulier l'icône de Constantin Shpataraku "Saint Jean-Vladimir", qui conserve, néanmoins, une intégrité plus classique. On y voit s'entremêler des éléments du jour, des hommes vêtus à la mode occidentale du XVIIIe siècle et d'autres, mélangés avec des éléments anciens de la tradition byzantine et de la légende de ce saint. Mais l'icône présente un intérêt historique car, entre autres, s'y trouve reproduite pour la première fois le prince albanais du XIVe siècle, Charles Topia.

 


Mercredi 10 mai 2006 3 10 /05 /Mai /2006 19:48

   

 Nga Vasil QESARI

FREUD – PSIKOANALISTI

- Sigmund Freud ishte i pari që pati intuitën të mendonte se vuajtjet tona kishin një kuptim të fshehtë brenda vetes sonë. Duke punuar ne atë drejtim, duke bere vëzhgime, disa here edhe duke gabuar ai, pak nga pak, vendosi rregullat e një disipline te re. Fillimin e teorisë së praktikës analitike psikike -     HIPNOZA DHE TRANSFERIMI

Në Paris, në spitalin Salpetrière, ku ai studioi më 1885 dhe 1886, pikërisht në pavijonin e profesorit Jean Martin Charcot, Freud zbuloi fenomenin e hipnozës. Hipnozës, se cilës ai nuk do t’i kushtonte shumë kohë e do ta braktiste shpejt, por që megjithatë e beri të mendonte thellë për shume mistere të shpirtit njerëzor... Një ditë,në Viennë, teksa qe duke vizituar, një prej pacienteve ju hodh në qafë. I çorientuar fillimisht nga ajo mënyrë e papritur shprehje afeksioni Freud, më pas, arriti në konkluzionin se ato gjeste kishin, gjithsesi, një lidhje apo shpjegim terapeutik. Ndodhi kështu qe ai zbuloi metodën e “transferimit”. Sipas saj, mjeku terapist ishte njeri i dashur apo i urryer - sepse pacienti transferonte tek ai - dëshirat që pat përjetuar në fëmijëri kundrejt nenës apo atit të vet. Në bazë të atij arsyetimi, Freud arriti të shihte në mënyrë simbolike, defektet e përjetuara gjatë fëmijërisë si dhe të rremoje në kujtimet e asaj periudhe. Sipas Freud, pa bërë atë lloj kërkimi, s’kish asnjë rrugë shërimi. Pra, asnjë lloj analize s’mund të arrihej me sukses, pa ndihmën e “transferimit” ...

KOMPLEKSI I EDIPIT

Në korrik të vitit 1897, pak kohe pas vdekjes të atit, Freud vendosi të “vetë-analizohet” duke deshifruar ëndrrat e veta. "Ëndrra është rruga mbretërore drejt inkonshiences (pavetëdijes )” shkroi ai në “Interpretimin e ëndrrave”, më 1900. Në atë kohe, ai besonte se neurozat janë pasojë e abuzimit seksual të kryer nga prindër perversë. Ndërkohë, duke punuar me atë metodë zbulimi, ai zbuloi që inkoshienca është e populluar nga fantazma incesti e vrasëse, të cilat e kanë origjinën qysh në fëmijëri. Ato skenarë imagjinare janë shpesh po aq traumatizues sa edhe veprimet e tyre reale. Në fakt, përjetimi i atyre akteve seksuale, provokojnë në vetvete tronditje të tmerrshme për krijesat e reja njerëzore. Në një fazë të caktuar të zhvillimit tonë – aty rreth moshës 3 dhe 5 vjeç – ashtu si Edipë të vegjël, ne dëshirojmë prindërit tanë të seksit të kundërt dhe ëndërrojmë të eliminojmë prindin rival. E këto fantazma na shoqërojnë gjatë gjithë jetës e s’na ndahen kurrë. Ato përcaktojnë jetën tonë prej të rrituri, duke na shndërruar në fajtorë imagjinarë eternelë. Po ashtu, “vetë–analiza” e çoi Freud në zbulimin e faktit që ëndrrat e simptomat psikike flasin me të njëjtën gjuhë të koduar: ato fshehin në vetvete dëshirat për te cilat ne preferojmë të heshtim. Duke ëndërruar, ne i jetojmë ato, në mënyrë të tërthortë. Dhe për pasojë, vuajmë neuroza për të cilat jemi dënuar për vete faktin se jemi ne vetë, autorët e tyre.

DIVANI ...

Ne fillimet e praktikës së tij kuruese, Freud mendonte se shpjegimi ndaj pacientit i kuptimit të fshehur të simptomave të tij, mjaftonin që ai të shërohej. Por, kjo do të qe diçka mjaft e lehtë ! Në fakt, shërimi s'arrihej në se pacienti s’do të arrinte te kuptonte vetë origjinën e vuajtjeve të tij. Për këtë arsye, gjate seancave, ai duhej të fliste, të hapej. Ai duhej të tregonte gjithçka që kish në kokë, pa i përzgjedhur mendimet dhe imazhet që i përzienin shpirtin. Ky është dhe rregulli themelor i psikanalizës - një rregull i paprekshëm që Freud do ta quante "association libre" (lidhje e lirë). Në mënyrë që pacienti të “lidhej” sa më mirë, ai shtrihej në një divan. Ky pozicion, i cili  përngjan me atë të gjumit, favorizonte shprehjen e imagjinatës e të rrëfimit të saj. Për Freud, divani ishte pjesë e një rituali, një ceremoni që simbolizonte situatën analitike. Por, kjo zgjedhje u përgjigjej dhe kërkesave tepër personale të vetë Freud. Ai s’dëshironte që pacienti ta shihte në sy e as të vërente shprehjet e fytyrës së tij, të cilat do të influenconin në shprehjen e lirshme të mendimeve të tij. Por, megjithatë, Freud, s’besonte se ajo mënyrë e kryerjes së asaj analize ishte universale.” Për mua, kjo është e vetmja metodë që preferoj. Një mjek, i cili ka një personalitet të ndryshëm nga imi, është i shtrënguar ndofta të aplikoje e të adoptojë një mënyrë tjetër sjellje ndaj pacientit të tij” – shpjegonte ai.

Freud bënte vizita pesë ditë në javë dhe seancat vazhdonin 55 minuta. Përsa i përket pagesës, ai s’bënte kurrë pazar: çdo seance e lënë përgjysmë, paguhej e plotë. Ai shpresonte se kështu, sakrifica financiare do të qe një motiv më tepër për një progres më të shpejtë të analizës. Pacientet e kamur paguanin më tepër. Ishte në saje të tyre që Freud mund të kuronte ata që ishin të varfër. Sipas tij çdo mjek e kish për detyre të trajtonte një numër të caktuar pacientësh gratis. Një tjetër kërkesë për pacientet ishte që gjatë kurave, ata të mos kryenin marrëdhënie seksuale. Kjo jo për arsye morale, por në mënyrë që atë dëshirë, atë force dinamike, ata ta vendosnin në shërbim të analizës.Në fillimet e këtij lloj kurimi, Freud i ndiqte pacientet e tij, në periudha relativisht të shkurtra–gjashtë a shtatë muaj. Më 1908 ai çmon se një kurë mund të vazhdojë nga tetë muaj gjer në tre vjet. Koha e kurave zgjatet. Me 1932, Freud shpjegonte se “disa paciente janë aq shumë të vështirë sa që duhet të jenë në mbikëqyrjen e analizës psikike gjatë gjithë jetës. Pse kjo zgjatje e tillë trajtimi? Për të operuar sa më mirë, psikoanalisti ka nevoje për efektin e të papriturës. Sepse, sa më shumë që ai njihet me pacientin, aq më tepër misteri i tij ndalet e po ashtu, po aq shumë shfaqet rezistenca ndaj trajtimit “– shpjegonte ai. Por, ndërkohë, duke u përballuar me kura të tilla të pafund, Freud shtrëngohet të reflektojë për rezultatin e tyre. Ishte kjo arsyeja pse, ai u sugjeronte nxënësve të vet që të evitonin “terapinë” e tepruar – këmbënguljen për shërimin e pacienteve me çdo kusht. Kjo, nga që ajo mënyrë veprimi, i nxiste ata në mënyrë të pandërgjegjshme që të mbroheshin ndaj mjekut, për të ruajtur simptomat të cilat bënin pjesë në vetë qenien e tyre.

SULMET NDAJ FREUD

Qysh prej një shekulli, Freud dhe teoria e tij, ka pasur e ka kundërshtarë të rreptë. Nuk kaloi shumë kohë nga zbulimet e tij në fushën e psikanalizës dhe nuk ishin të paktë ata që e vunë në dyshim bazën e teorisë së tij, vetë ekzistencën e inkoshiencës në interpretimin e tij të ëndrrave. I sulmuar dhe i akuzuar nga shumë drejtime, vallë teoria e tij është drejt zhdukjes? Suksesi i “Libri i zi i psikanalizës” tregon se koha e ka rritur edhe më tej frymën anti–Freud. Por, megjithatë, teoritë e Freud vazhdojnë të pranohen për forcën e tyre të mendimit, për pistat e nisura e ende të pazbuluara si edhe shumë praktikave të tij të cilave vazhdohet tu referohet. Edhe në jetën e përditshme, ai është i pranishëm e teoria e tij studiohet nëpër shkolla. Cili vallë, s’ka kërkuar që ëndrrave të tij tu japë një shpjegim? Kush nuk ka përdorur fjalët “histerik” apo “tabu” ? Kush nuk ka dëgjuar dikë të shpërthejë me shprehjen: Ti nuk e paske kaluar mirë kompleksin tënd të Edipit ? I kritikuar, i agresuar, i keqtrajtuar, Freud, megjithatë, mbetet një fenomen i cili s’del kurrë jashtë “mode”... 

NJE FIGURE HISTORIKE

Duke venë në dukje rëndësinë e veçantë të rolit të inkoshiencës, duke zhvilluar teorinë e pulsioneve apo duke hartuar shkallët e ndryshimit dhe klasifikimit të neurozave, psikozave e perversioneve, Freud i dha njerëzimit një vështrim të ri mbi njeriun. Ai ju imponua historisë si një eksplorues i vërtete i shpirtit të tij. Filozofë, historianë, psikiatër a sociologë mund ta kundërshtojnë këtë gjë, por ata s’mund të venë në dyshim vuajtjet e sfilitjet fizike, turbullimet e ndërgjegjes, sëmundjet mendore dhe rolin e mjekësisë psikosomatike. Problemet për të cilat Freud përflitet është fakti që teoritë e tij s’mund as të hidhen poshtë, por as dhe të pranohen. Sepse, vetëm me anë të një mrekullie të shkencës, njeriu do të mund të hynte në labirintet e inkoshiencës. Në se shumë studiues bëjnë pyetje, hamendje, dyshojnë, disa herë me të drejtë; ata në punimet e tyre, megjithatë, marrin si bazë reflektimi pikërisht teorinë froidiane. Një gjë është pra e sigurtë ! Edhe në se psikanaliza si praktikë mjekësore, do të zhdukej, Freud do mbijetonte ...

Sepse, Freud i tregoi njeriut si të dalë nga injoranca, duke i dhenë atij mundësinë e takimit me vetveten. E kjo gjë do zgjasë, për sa kohë njeriu do ketë pyetje rreth vetes. Parë në këtë drejtim, psikanaliza ka një fat e vend të veçante në shoqëri. Ajo as mund të katalogohet, as të matet e ka të gjithë shanset që të jetojë po aq gjatë, sa kohë njerëzit do të kërkojnë të mësojnë të jetojnë më mirë me njeri-tjetrin e vetveten. Për Sophie de Mijolla-Mellor, psikoanaliste e themeluese e grupit të kërkimeve ndërvepruese të psikanalizës,” ajo që Freud i solli kulturës e kurave psikike nuk janë për tu hedhur poshtë. Ajo që është më interesante për to, është pyetja se kush është e ardhmja e tyre. Sepse, vepra e Freud është e pafund dhe e hapur. Ajo s’është dogmatike. Freud, ka lenë vazhdimisht shumë shtigje që të çojnë drejt rrugësh të pazbuluara, të cilat do flasin shumë po të kemi parasysh progresin e madh të biologjisë e shkencave të tjera”.

A ardhmja e Freud, siç profetizonte edhe ai vetë s’është iluzion, sepse prej tij mbetet akoma për të mësuar shumë. Tani për tani, s’është akoma e mundur që të hyhet në arkivat e tij që do hapen vetëm në vitin 2113 e ku, sipas tij shënimeve të tij, ai i pat riparë, thelluar, pasuruar e rinterpretuar teoritë e tij. Parë në këtë vështrim, bie fjala, është vazhduar të zhvillohet me tej teoria e tij e pulsioneve dhe kërkohet gjithmonë te kuptohen mekanizmat e trurit, bëhen përpjekje për të hyrë e deshifruar misterin e ëndrrave. Rezultatet e këtyre studimeve, padyshim do ta çojnë njerëzimin përtej kufijve të kohës dhe do të shkruhen në fushën e njohjes e dijes. Më tepër se kurrë ndonjëherë tjetër, ne sot po kërkojmë që të kuptojmë se si “funksionojmë”. Është kjo arsyeja, përtej debateve mbi të vërtetat e psikanalizës se, për njeriun e ardhmja s’mund të marrë formë, pa një kthim të veçantë mbi veprën e Freud – it ...

© Simbad

 

 

 

Samedi 6 mai 2006 6 06 /05 /Mai /2006 22:30

 

                  

Nga Vasil Qesari
MISTER SIGMUND

- DOKTOR FREUD ...  

Gezuar ditelindjen, Doktor Freud !
Sikur te jetonit, sivjet ju do te ishit 150 vjeç. Me ç'emër do te duhet t'i u flasim sot, si t'i u quajmë ? Ka shume qe ju thërrasin "mjeshtër". Te tjerë nuk ngurojnë t'i u flasin thjesht me mbiemrin tuaj Freud. Por ka edhe një grup te vogël njerëzish qe s'hezitojnë t'i u quajnë "sharlatan". Këta janë pasuesit e atyre, te cilët qysh kur ishit gjalle ju trajtonin si "pornokrat". Por, megjithatë një gjë është e sakte. Qe ju, edhe pse i vdekur, vazhdoni te "turbulloni gjumin e njerëzve" kudo ne bote. Kjo ndodh, ne radhe te pare, nga qe ne nuk dimë kush e di se çfarë për ju. Ju, qe gardianet e memories kolektive ju kane kryqëzuar duke ju mbyllur ne arshiva gjer ne vitin 2113 ! Asgjë s'na ndriçon rreth vlerave tuaja te shumëfishta : neurologu qe ishte njëherësh edhe një shërues i shquar, dekriptuesi i seksualitetit njerëzor qe s'preku grua me dore gjer ne moshën 40 vjeç. Rebeli qe jetoi si një mikroborgjez. Deshifruesi i simptomave qe s'lejoi kurrë te interpretonin ato te tijat. Çifuti qe s'rreshti se quajturi veten ateist. Gjithë ajo çka na ka mbetur është praktika juaj terapeutike si edhe gjurma e përflakur e një revolucionari shpirtrash. Fakti qe ne s'jemi gjë tjetër veç kalores qe endemi pa busull, nga te na shpien kuajt - te udhëhequr e te nënshtruar ndaj disa forcave te brendshme. Ju vazhdoni te na përplasni, mëkatarë siç jemi, ne vuajtjet dhe emocionet tona. Ngushëllimi ynë i vetëm : fakti qe ju ishit i pari mes nesh qe vuajtët dhe luftuat ...
Gëzuar Ditëlindjen, Doktor Freud !



Ne ketë fotografi, i dashur Sigmund, ju keni dale ne moshën 8 vjeç. Keni kapur dorën e baba Jacobit (1815-1896). Jeni djalë serioz e me vështrim kureshtar. Por, ka diçka qe s'shkon ne shikimin tuaj. Me sa duket, ti s'e ndjen veten dhe aq krenar për atin tënd. Pikerisht, pas dy vjetësh, ai ka për t'i u treguar një ngjarje. Ne rruge, dikush e pat agresuar, duke i shkulur kapelën nga koka e duke i bërtitur : Zbrit poshtë nga trotuari, çifut ! E ju, i shqetësuar, do ta pyesnit: Po ti, ç'bere ? Asgjë ! U ula për toke e mora kapelën ? - i rrëfeu i ati, Jacob. Pra, s'kish asgjë te pushtetshme ne natyrën e tij qe te mund te shtynte qe te shpikje Kompleksin e Edipit. Por, megjithatë, pikërisht ajo marrëdhënie dashurie zhgënjyese si dhe dëshira për te ngritur lart një baba te përulur, do te iu frymëzonin ne kërkimet tuaja shkencore. Ju ishit 40 vjeç kur ati juaj iku e vdekja e tij do te "revolucionarizonte" shpirtin tuaj. "Vdekja e babait është ngjarja me e rëndësishme, humbja me thërrese ne jetën e një njeriu" - do te shkruanit ju. Pas kësaj, ju do ta ndjenit veten te lire. Te lire te jetonit, te lire te shkruanit "Interpretimin e ëndrrave" dhe t'i hynit psikanalizës.

MALIA - E EMA

 



"Eshtë pikerisht ne marrëdhëniet mes nenës e djalit qe ne gjejmë shembujt me te pastër te një dashurie te pandryshueshme, e cila s'mbështetet kurrë mbi ndonjë lloj egoizmi". Cili psikolog do guxonte sot ta mbështeste ketë gjë ? Por, ju, Sigmund, s'e keni shkruar këtë fraze nga verbëria e dashurisë se nenës qe ju jepte bujarisht Amalia, kjo grua e cila jetoi gjer ne moshën 94 vjeç, për te pare se kush do behej "Sigi i saj i dashur" ( famën e te cilit ajo e kish parashikuar qe ne vogëli te tij ). Sigurisht, një dashuri e tille për nenën është e "rende" dhe ka "faturat" e saj për te paguar! Sepse, juve do t'i duhej ti bindeshit asaj ne çdo çast. E, ajo, ishte e plotfuqishme ne familje. Nuk harrohen, nder te tjerat, vizitat tuaja te rregullta qe duhej t'i bënit për çdo te diel, një ritual qe "ju kish nxire jetën". E ajo ndjenje bindje do t'i u shoqëronte gjithë jetën. Gjersa ajo vdiq. Ne varrimin e saj, ju nuk shkuar vete por dërguat aty vajzën e, pastaj, pohuat se kishit ndjere një fare "lehtësimi" prej ikjes se saj dhe se, paskesaj, ju ishit gati për te jetuar plotësisht për veten tuaj. Dhe ju atëherë ishit 75 vjeç !...

MARTHA - GRUAJA

 



Ah, ju e donit shume gruan tuaj Martha ! ( 1861-1951).  Sidomos, se largu, ne ato katër vjet qe ishit te fejuar e qe dukej sikur s'do mbaronin kurrë. Gjate nëntë vjetësh martese, ju bëtë gjashte fëmijë. Pastaj, ne marrëdhëniet me te ju aplikuat kontraceptivin me efikas : ndenjen larg prej trupit te saj. Ju atëherë ishit 40 vjeç ! Ju qe zbuluat libidon, u larguat prej saj ?! Ju e tradhtuat gruan me te motrën Minna, e cila ishte gjithmonë e pranishme ne familjen tuaj, gjer ne vdekjen e saj me 1941. Thonë se ajo, natën, për te shkuar ne dhomën e saj, duhej te kalonte mes dhomes tuaj te gjumit. Sidoqoftë gjerat ishin te ndara qarte : Martha - nene, merrej me shtëpinë e fëmijët dhe Minna  - intelektuale, merrej me librat e pacientet tuaj. Ju ishit burri i përkryer i dy grave te ndryshme !

ANNA - VAJZA
 


"Kjo është Antigona ime !"- thoshit ju për Annen. Ajo qe e fundit nder fëmijët tuaj, vajza e dashur e lindur pikërisht atëherë kur ju po përpunonit teoritë e para mbi psikanalizën (1896). Ju e përpunuat atë, qysh para se ajo te zinte vendin e teze Minna, si partnerja juaj intelektuale me e privilegjuar. Pas një shkolle për mësuese, ajo u be "analiste" me 1922 dhe i'u kushtua studimit te sëmundjeve mendore te fëmijëve. Me 1938, Anna u burgos per pak kohe e ju kuptuat se jeta po behej e padurueshme ne Gjermaninë naziste. Dhe thate: "Vërtet qe jam me fat ! Ata po djegin librat e mia, para se te me djegin dhe mua !". Anna do te jetonte gjer ne vitin 1982, pasi kish përvetësuar dhuntinë e memories suaj, duke punuar qe ju te bëheni prijës i paprekshëm. Ju u bëtë arsyeja e vetme e ekzistencës se saj, trashëgimia e saj e vetme. E ajo do te vdiste pa njohur dashuri, pa bere fëmijë. A s'kish dashur ajo valle te ishte vetvetja, e lire qe te zgjidhte ne jete ? Besoj se jo ! Hija e madhështisë suaj i pat mjaftuar.

LOU, MARIE, SABINA ?

A s'janë vërtet te  hijeshme  grate qe formuan ne vite" gardën pretoriane" te psikonalistit tone te shquar ? E zjarrta Lou Andreas-Salomé e ëmbla Marie Bonaparte, rebelja Sabina. Ju ditët ta rrethonit veten me gra te shkëlqyera, intelektuale, pa lenë kurrë përshtypjen a dyshimin se ne ato përzgjedhje  kish preferenca seksuale apo raporte te tilla me ju. Ju qe pohonit ngado e hapur se s'kishit asnjë tërheqje te tille pas grave, qe s'kuptonit asgjë nga bota e tyre e qe ne fakt, studimet me te shumta i bëtë për to. Ah, gratë përreth jush ! Te shkëlqyera, te lira, te pavarura, te ndara nga burrat apo pa fëmijë. Por, ndërkohe, gratë "tuaja" shquheshin për pasione te mëdha, përfshirë edhe psikanalizën. Dhe me pas, shume pasues apo studiues te veprës suaj, nder te tjera s'munguan t'i u bëjnë homazhe, pikërisht për shkrimet qe ju u dedikuat pikërisht atyre grave.

JUNG, FERENCZI - MIQTE

 

 

Miqësia juaj ka një "skenar" i cili përsëritet : ju njiheni me shoke, lidheni me ta me një pasion te çmendur intelektual, bëheni pothuajse vëllezër e pastaj zemëroheni, prisheni e ndaheni. Miqtë tuaj janë : Josef Breuer, Wilhelm Fliees, Carl Gustav Jung, Sandor Ferenczi, Otto Rank ... Letërkëmbimi juaj flet qarte për këtë. "Ne jetën time, ju e dini mire, gratë s'i kane zëvendësuar kurrë shokët e miqtë" - i shkruani ju Fliees. Por qejfmbetjet, inatet, dhimbjet, zemërimet tuaja ne çastet e ndarjeve prej tyre, kane qene aq te ashpra sa te krijojnë përshtypjen se e ndjenit veten te tradhtuar. Ishte e vërtete qe ju ishit tejet egzigjent ne besnikëri, sidomos ne çështje intelektuale. Veçanërisht ndaj atyre qe ne fillimet e teorisë suaj mbi psikanalizën, shkonin kundër objektivave tuaja. Ju ishit mashkulli dominues dhe ujqit e rinj ose duhej te përuleshin ose te largoheshin nga strofka.

DUHANI DHE KANCERI

Ju keni pire gjithmonë duhan ! Edhe pas vitit 1923, kur mjeket zbuluan se ju vuanit nga një kancer ne nofull. Edhe pas vuajtjeve te shumta, pas tridhjete e tre operacionesh, ju nuk hoqët dore nga cigaret tuaja te dashura. Me 1937, ju shkruanit: "Kush nuk vuan nga asnjë lloj neuroze s'ka nevoje për dehje e as për t'u trullosur?. Them se tek zëvendësimi i dehjes me ane te duhanit qëndron shpjegimi i këtij shpjegimi. Është e vërtete qe ju s'qetë i privuar ne planin e vuajtjeve fizike, përfshirë mizerjen ekonomike, mjedisin antisemit, varfërinë seksuale, rolin dominues te nenës suaj, nevojën për te qene i famshëm, pasionet tuaja mashkullore... Shkurt, ju keni qene ne gjendje po aq te keqe sa shumica prej nesh. Por, po te kishit bere një analize psikanalize te gjitha këtyre gjerave, ndofta do te ia kishit dale mbanë ndryshe. Por ju tymoset duhan ... gjer ne fund ! Sipas Max Schur, mjekut qe do t'i u qëndronte gjithmonë pranë, ju shkuat ne Angli për te vdekur atje "i lire". Ndërkohe, kanceri vazhdonte te ju torturonte qysh prej 15 vjetësh. Ju refuzonit te merrnit barna kundër dhimbjeve. Për librin i fundit qe po lexonit ne shtator te vitit 1939  e qe ishte romani i Balzakut "Le peau de chagrin", ju thatë: "Ky është libri qe me duhej: aty jepet një rruge shpëtimi - vdekja me ane të injeksionit". Max Schur, i cili ju pat premtuar t'ju ndihmonte, me 21 shtator 1939, ju a kujtoi këtë gjë. I tronditur e me duar te dridhura, ai përgatiti tri injeksione prej tre centigramësh morfine. Dy dite me pas, ne orën tre te mëngjesit, ju u shuat. Ishte zgjedhja juaj. Te vdisnit lirshëm !

Pikërisht, ndërkohe qe Europa po hynte ne lufte ... a



(Fundi i pjeses se pare)

Par Simbad Detari - Publié dans : PERSONNALITEES ( Personalitete )
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