C
& C
(Femme d'audace, rebelle et passionnée, animée par une farouche volonté
d'émancipation et de liberté, Chanel impose un style en démodant ce qui lui déplaisait. Récit d'une ascension fulgurante)
De Gabrielle à
Coco
"CC" Des initiales mondialement connues, synonymes de mode, d'élégance, de
haute-couture. Un "C" pour Chanel et un "C" pour … Coco. Ce sobriquet, Gabrielle Chanel ne l'apprécie guère mais elle n'arrive pas à s'en défaire. Il raconte pourtant l'histoire d'une de ses
premières passions. Gabrielle a tout juste vingt ans lorsqu'elle sort du pensionnat. Elle est placée, ainsi que sa jeune tante Adrienne, comme commise dans une maison spécialisée en " trousseaux
et layettes " qui vend aussi jupons, voilettes, fourrures. Leur tâche consiste à recevoir les dames, à leur vendre les articles en rayon, à prendre des commandes, à effectuer des retouches.
Malgré le talent qu'on lui reconnaît rapidement, Gabrielle veut absolument échapper à cette condition et décide alors de s'essayer à la chanson à la Rotonde, un des deux cafés concert de Moulins,
la petite ville où elle travaille.
Les habitués sont pour la plupart des officiers de garnison. Elle sera
recrutée comme poseuse, chanteuse de seconde zone censée meubler le silence en attendant le retour des artistes. Gabrielle aurait obtenu d'emblée un véritable triomphe. La chanson qui lui vaut le
plus de succès s'intitule Qui a vu Coco dans le Trocadéro ? Elle raconte les mésaventures d'une jeune femme qui a perdu son chien dans un square. Ses admirateurs lorsqu'ils la voient scandent
"Coco". Ces deux syllabes lui resteront à jamais attachées. Après quelques mois d'euphorie pendant lesquels Gabrielle se sent au seuil d'une grande carrière, les limites de son succès
apparaissent. Elle tente alors sa chance à Vichy mais personne ne l'engage. On lui reproche sa minceur, sa voix trop faible. Une fois ses économies dépensées, elle retourne à Moulins où elle
reprend ses travaux de couture.
Coco
modiste
Ne devoir rien à personne, ne pas dépendre de qui que ce soit, telle est l'obsession de la jeune Gabrielle. Le chant ne
lui apportant pas cette indépendance, elle décide de faire des chapeaux, de devenir modiste. Elle considère que la mode de l'époque est trop chargée et espère pouvoir imposer la simplicité. Nous
sommes alors en 1909. Coco est sûre que le moment est venu d'innover et d'imposer un nouveau style. Pour cela, il lui faut s'installer à Paris. Dans un premier temps, elle s'installe dans un
appartement que son ami, Etienne Balsan lui prête au 160, boulevard Malesherbes. Coco parvient à convaincre Lucienne Rabaté, jeune modiste très douée qui travaille chez Lewis de venir chez elle.
La clientèle ne tarde pas à arriver. D'abord ce sont ses amies qui, excitées à l'idée de ne pas être chapeautées comme tout le monde, accourent. Il faut bientôt embaucher de nouvelles ouvrières
pou
r
faire face au travail.
Au bout d'un an, Coco sent qu'il est temps d'avoir une boutique ayant pignon
sur rue et à son nom dans le quartier des modistes, entre la rue Royale et l'opéra. Ce sera son ami anglais, Arthur Capel, qui, à l'automne 1910 lui ouvrira un crédit grâce auquel elle loue, pour
y installer ses ateliers, un grand appartement au premier étage du 21 rue Cambon. A côté de la porte, une plaque porte l'inscription Chanel modes. Le mouvement de curiosité suscité au début par
la petite modiste s'est encore amplifié. On parle d'elle dans les tribunes des champs de courses. La consécration arrive en 1912 lorsque le journal Les Modes, dont l'audience est la plus vaste,
met en vedette le talent de Gabrielle Chanel et publie des photos d'artistes coiffées de ses chapeaux. Il lui aura fallu à peine quatre ans pour s'imposer et se distinguer dans le petit cercle
des modistes de la capitale.
Des chapeaux à la
couture
Durant l'été 1913, Mlle Chanel et son amant Arthur Capel, se rendent à Deauville. Ce dernier, sensible à son sens
artistique et à son talent créateur, décide que le moment est venu de la lancer définitivement. Il entend lui offrir une boutique à Deauville. Son style simple et détendu conviendra mieux à
l'atmosphère de liberté et de vacances qui règne dans ce lieu de villégiature. Coco s'installe dans une boutique de la rue Gontaut-Biron. Elle attire rapidement une clientèle très chic. Outre ses
chapeaux, elle met en vitrine quelques toilettes de sa conception. Des vêtements que Coco a créés pour elle-même au cours des deux années précédentes. Sa méthode de création est expérimentale.
Elle confectionne une veste, une jupe et la teste. Gabrielle tient compte de son physique: elle bâtit sa mode selon ses besoins spécifiques. Etant très mince pour l'époque, elle conçoit des
vêtements non pas ajustés mais flottants qui masquent ce défaut. N'appréciant pas les tissus trop lourds, elle préfère utiliser le tricot. Souple et léger, ce matériau convient à merveille à
cette période de détente qu'est la villégiature. Coco trouve illogique qu'il n'y ait pas de mode adaptée aux périodes de loisirs. Elle veut changer les mentalités et expose dans sa boutique les
vêtements qu'elle a inventés : marinières, jupes, blouses, manteaux. Créatrice de chapeaux, elle glisse progressivement vers la couture.
L'été suivant, Coco est de retour à Deauville. En août la guerre éclate et la
ville se vide. Arthur Capel lui conseille de ne pas fermer sa boutique, d'attendre et de voir. L'invasion d'une partie du territoire français provoque l'exode de nombreux réfugiés du nord et du
nord-est de France à Deauville, sans compter les Parisiens qui estiment que Deauville est plus sûre que la capitale. La plupart des réfugiés sont des bourgeois et des aristocrates qui possèdent
sur la côte des grandes villas. De plus, le célèbre hôtel Normandy concentre une bonne part du Tout-Paris. C'est dans ce contexte que Coco commence à faire fortune. Comme elle l'expliquera,
beaucoup de femmes avaient regagné la côte. " Il fallait non seulement les coiffer, mais bientôt, faute de couturiers, les habiller. " Elle met en vitrine les articles qu'elle a créé à son propre
usage ou qu'elle a déjà proposés mais en les simplifiant. C'est une mode simple et commode, commandée par la circonstance.
La révolution Chanel
Gabrielle Chanel a opéré une révolution dans la mode vestimentaire qui
ne se limite pas dans le choix des matières ( tricot de laine; jersey…) Elle a rompu avec la préoccupation essentielle des couturiers de l'époque : l'aspect décoratif du vêtement féminin. Aux
yeux de Chanel, c'est la silhouette générale, la ligne qui doit primer. Il est temps de se débarrasser du superflu, de tout ce qui pourrait altérer la pureté. C'est une quête incessante du
dépouillement, de la rigueur. A côté de cette tendance, il en est une autre qui pousse Gabrielle à promouvoir la liberté physique de la femme, la mobilité de son corps. Depuis le début de la
guerre et le départ de millions d'hommes, les femmes, contraintes de mener une vie active, acquièrent une indépendance toute nouvelle. Mlle Chanel aura toujours le talent de savoir s'adapter aux
conditions sans cesse changeantes des femmes. Les vêtements flottants qu'elle crée, leur absence de taille, ces jupes raccourcies vont dans le sens d'une liberté croissante du corps féminin à
l'intérieur des vêtements. " J'ai rendu au corps des femmes sa liberté, dira Gabrielle. Ce corps suait dans des habits de parade, sous les dentelles, les corsets, les dessous, les rembourrages.
"
LES PARFUMS DE COCO CHANEL
Revenons un petit peu en arrière. Chanel a créé des parfums, des chapeaux, des robes... Vous aimeriez donc savoir quels parfums,
exactement qu'elle a fait. En voici la liste:
• 1921: Chanel n°5 Marylin Monroe déclarera que la nuit, elle ne porte rien, excepté du Chanel n°5
• 1922: Chanel n°22
• 1925: Gardénia
• 1926: Cuir de Russie et Bois des îles
• 1955: Pour Monsieur
• 1970: Chanel n°19
• 1974: Cristalle
• 1981: Antaeus
• 1984: Coco
• 1990: Égoïste et Égoïste Platinium
• 1996: Allure
On disait de Gabrielle Chanel qu'elle ne dessinait pas ses modèles, mais qu'elle les assemblait elle-même sur sa cliente, de façon à sentir le corps bouger.
HISTOIRE DU PARFUM
CHANEL
Coco Chanel confia la fabrication et la distribution de ses parfums à Pierre Wertheimer, un grand homme d'affaires alors propriétaire de la
Société Bourjois. Entre 1920 et 1930, Coco Chanel lança plusieurs nouveaux parfums dont CHANEL n° 22 en 1922, CUIR DE RUSSIE en 1924, GARDENIA, en 1925, BOIS DES ILES en 1926 (compositions
d'Ernest Beaux reconstituées en 1983 par Jacques Polge). En raison de la seconde guerre mondiale et de la fermeture de sa maison de couture, il n’y eut plus aucune création pendant de nombreuses
années. CHANEL N° 19 doit son nom à la date de naissance de Coco Chanel, cette fragrance fut composée par le successeur d’Ernest Beaux, Henri Robert. CHANEL N° 19 fut lancé le 19 août 1970, le
jour du 87ème anniversaire de Coco Chanel, puis, en 1981, lancement d'ANTAEUS. Dès 1934, Coco Chanel avait décidé de s’installer à l’Hôtel Ritz, place Vendôme. Ce palace deviendra son lieu de
résidence habituel pendant plus de trente ans ! Elle y décédera le 11 janvier 1971 après une promenade au Champ de courses de Longchamp. Après des obsèques célébrées à l’église de La Madeleine,
son corps sera transféré à Lausanne (Suisse) où, selon ses dernières volontés, Gabrielle Chanel a été enterrée. Karl Lagerfeld En 1984, Karl Lagerfeld, ancien de chez Balmain et de chez Patou, se
voit confier Chanel-Mode. En août 1986, il reçoit le Dé d'or de la meilleure collection de Haute Couture. Au fil des années et collection après collection, il sait "adapter" et se comporter comme
un fidèle disciple de Coco Chanel. Le nouveau "nez", Jacques Polge, ancien créateur d'arômes chez Givaudan Roure, reprendra Chanel - Parfums. Il composera COCO, en hommage à Mademoiselle Chanel,
le flacon classique du n° 5 créé par Coco Chanel en 1921 sera délibérément repris. EGOISTE fut lancé en 1990, fragrance masculine dominé par le santal de Mysore. En 1993, EGOISTE PLATINIUM et en
1996, lancement d'un nouveau parfum féminin : ALLURE ! Le parfum COCO MADEMOISELLE sortira, lui, en 2002. La famille Wertheimer détient toujours la majorité dans la société Chanel. En France, le
groupe Chanel emploie plus de 3 000 personnes, les laboratoires Bourjois inclus. Pendant de nombreuses années, Chanel utilisera des visages célèbres pour les campagnes publicitaires de CHANEL N°
5, dont Catherine Deneuve (aux Etats Unis), puis, Carole Bouquet qui incarne, pour la maison Chanel, la Française idéale d’aujourd’hui. En 2002, création d'une nouvelle fragrance "CHANCE"
distribuée aux Etats Unis et au Canada. CHANCE fait son apparition dans les pays européens et asiatiques au printemps 2003.
Maximes et sentences
de
Coco Chanel
Les femmes peuvent tout donner avec un sourire et, avec une larme, tout retirer
La mode est toujours un reflet de l'époque, mais on l'oublie si elle est belle
Se déguiser est charmant. Se faire déguiser, c'est triste
Feindre la naïveté vous donne l'air plus sot que votre ignorance
La coquetterie est une conquête de l'esprit sur les sens
Les trouvailles sont faites pour être perdues
La beauté, c'est l'amour; la générosité, une forme de la passion
La nature vous donne votre visage de vingt ans.
La vie modèle votre visage de trente, mais celui de cinquante, c'est à vous de le mériter
La vraie générosité, c'est d'accepter l'ingratitude
Si vous êtes née sans ailes, ne faites rien pour les empêcher de pousser
La parure, quelle science! La beauté, quelle arme! La modestie, quelle élégance!
La richesse économe, le faste prétentieux, les libéralités sordides, ce sont les armes les plus sûres du suicide de la fortune
On peut vous aimer malgré de grands défauts mais vous haïr pour de vraies qualités ou de grandes vertus
On ne peut ouvrir de barrières que celles que l'on a soi-même fermées
L'innovation ratée, c'est pénible; la reconstitution, c'est sinistre
Pour une femme, trahir n'a qu'un sens: précisément, celui des sens
Il n'y a que la vérité qui n'ait pas de bornes
Le dégoût, c'est souvent l'arrière-garde du plaisir, et souvent, l'avant-garde
Le "bon goût" ruine certaines valeurs réelles de l'esprit. Le goût tout court, par exemple
Il est un moment où on ne peut plus toucher à une œuvre: c'est lorsqu'elle est au pire
On peut en être réduit à tromper par excès de délicatesse dans l'amour
La mode est une reine et parfois une esclave
Le visage est un miroir où se reflètent les mouvements de la vie intérieure: accordez-lui beaucoup de soins
Puisqu'il est convenu que les yeux sont le reflet de l'âme, pourquoi ne pas admettre que la bouche soit aussi l'interprète du cœur
Par la coquetterie, même le cours du temps s'arrête pour les femmes
Il y a des geste d'amour et de tendresse qui n'ont de sens que dans le dévouement
Nos maisons sont nos prisons. Sachons y retrouver la liberté dans la façon de les parer
On peut s'accoutumer de la laideur; à la négligence, jamais
C'est le propre d'un esprit faible que de se vanter d'avantages que le hasard peut seul nous donner.
Në
Paris, në spitalin Salpetrière, ku ai studioi më 1885 dhe 1886, pikërisht në pavijonin e profesorit Jean Martin Charcot, Freud zbuloi fenomenin e hipnozës. Hipnozës, se cilës ai nuk do t’i
kushtonte shumë kohë e do ta braktiste shpejt, por që megjithatë e beri të mendonte thellë për shume mistere të shpirtit njerëzor... Një ditë,në Viennë, teksa qe duke vizituar, një prej
pacienteve ju hodh në qafë. I çorientuar fillimisht nga ajo mënyrë e papritur shprehje afeksioni Freud, më pas, arriti në konkluzionin se ato gjeste kishin, gjithsesi, një lidhje apo shpjegim
terapeutik. Ndodhi kështu qe ai zbuloi metodën e “transferimit”. Sipas saj, mjeku terapist ishte njeri i dashur apo i urryer - sepse pacienti transferonte tek ai - dëshirat që pat përjetuar në
fëmijëri kundrejt nenës apo atit të vet. Në bazë të atij arsyetimi, Freud arriti të shihte në mënyrë simbolike, defektet e përjetuara gjatë fëmijërisë si dhe të rremoje në kujtimet e asaj
periudhe. Sipas Freud, pa bërë atë lloj kërkimi, s’kish asnjë rrugë shërimi. Pra, asnjë lloj analize s’mund të arrihej me sukses, pa ndihmën e “transferimit” ...
një fazë të caktuar të zhvillimit
tonë – aty rreth moshës 3 dhe 5 vjeç – ashtu si Edipë të vegjël, ne dëshirojmë prindërit tanë të seksit të kundërt dhe ëndërrojmë të eliminojmë prindin rival. E këto fantazma na shoqërojnë gjatë
gjithë jetës e s’na ndahen kurrë. Ato përcaktojnë jetën tonë prej të rrituri, duke na shndërruar në fajtorë imagjinarë eternelë. Po ashtu, “vetë–analiza” e çoi Freud në zbulimin e faktit që
ëndrrat e simptomat psikike flasin me të njëjtën gjuhë të koduar: ato fshehin në vetvete dëshirat për te cilat ne preferojmë të heshtim. Duke ëndërruar, ne i jetojmë ato, në mënyrë të tërthortë.
Dhe për pasojë, vuajmë neuroza për të cilat jemi dënuar për vete faktin se jemi ne vetë, autorët e tyre.
në mënyrë që atë dëshirë, atë force dinamike, ata ta vendosnin në shërbim të
analizës.
e tij është drejt zhdukjes? Suksesi i “Libri i zi i psikanalizës” tregon se koha e ka rritur edhe më tej frymën anti–Freud. Por, megjithatë,
teoritë e Freud vazhdojnë të pranohen për forcën e tyre të mendimit, për pistat e nisura e ende të pazbuluara si edhe shumë praktikave të tij të cilave vazhdohet tu referohet. Edhe në jetën e
përditshme, ai është i pranishëm e teoria e tij studiohet nëpër shkolla. Cili vallë, s’ka kërkuar që ëndrrave të tij tu japë një shpjegim? Kush nuk ka përdorur fjalët “histerik” apo “tabu” ? Kush
nuk ka dëgjuar dikë të shpërthejë me shprehjen: Ti nuk e paske kaluar mirë kompleksin tënd të Edipit ? I kritikuar, i agresuar, i keqtrajtuar, Freud, megjithatë, mbetet një fenomen i cili s’del
kurrë jashtë “mode”...
a sociologë mund ta kundërshtojnë këtë gjë, por ata s’mund të venë në dyshim vuajtjet e sfilitjet fizike, turbullimet e ndërgjegjes, sëmundjet
mendore dhe rolin e mjekësisë psikosomatike.