Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 16:42

Pablo-Neruda---5.jpg

(photo Vasil Qesari)

Bonheur de te sentir près de moi, dans la nuit,
invisible endormie, sérieusement nocturne
tandis que je démêle, amour, tous mes soucis
comme je le ferais de filets embrouillés.

ton coeur est loin, parti naviguer dans ses rêves;
dans l’abandon, pourtant, me cherchant sans me voir,
ton corps en respirant complète mon sommeil
comme une plante que redoublerait son ombre.

debout, une autre vie t’attend, et c’est demain.
de l’être et du non être où nous nous rencontrâmes,
des frontières perdues dans la nuit, il demeure

quelque chose pourtant, unissante clarté
de la vie, on dirait que c’est le sceau de l’ombre
qui marque de feu ses créatures secrètes.

Pablo Neruda
Sonnet 83
(1959)

 

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Commentaires

Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,
Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone;

Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux;
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
Et des femmes dont l'œil par sa franchise étonne.

Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
Je vois un port rempli de voiles et de mâts
Encore tout fatigués par la vague marine


PARFUM EXOTIQUE 
Extrait
Charles Baudelaire

Commentaire n°1 posté par ? le 04/03/2012 à 00h36
 
 
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