SIMBAD


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SACRE


Si les pas de tes rêves te portaient par hasard en ce jour,
Au pied de ma maison, et que ton âme cicatrisée se recueille quelques instants,
Là,
Dans le souffle des fleurs, à l’orbe de mon cœur qui bat, tout doucement.
Juste à Être,
Ensemble,
Un instant,
Un seul souffle,
Un seul battement.
Ta tête sur ma poitrine,
Mes lèvres sur ton front.
Caresser chaque ligne d’une infinie douceur,
Dans un enlacement d’âmes jusqu’aux barrières du temps.
Il nous faudra plus de mille ans.
Je te dirais avec mes yeux,
La profondeur du lac dans lequel tout est pardon,
Je te dirai avec mes mains le délicat contour de ton visage
Où chaque sillon de ta douleur est comblé de ma compassion.
Mes lèvres sur ta bouche et s’élever en Amour de la plus belle façon,
A la hauteur des sentiments célestes que chaque être devrait connaître
Dans une folle passion,
De mes chevilles à tes yeux,
De tes mains à mes mains,
De tes lèvres à mon corps,
De tes yeux à mon cœur,
Posés là,
Dans le creux de ma main,
Au plus prés de mon cœur,
Fermer
Mes paupières lourdes de tous les sillons de mer,
Nourrie d’avoir goûté,
Une fois dans ma vie à ce Divin nectar que d’être Aimée,
Amoureusement d’une aussi belle et ardente façon.

Chaque fois que je fermerai les yeux et jusqu’à mon dernier souffle,
Je verrai des méharées,
D’où naissent des oiseaux nimbés d’Or
Épris de mer et de vent,
Qui volent vers de nouveaux rivages,
Le cœur léger d’avoir vécus ce seul instant.


Claude Chatron-Colliet © 2008


 

Lun 23 jun 2008 1 commentaire
Je ne souhaite pas, à proprement parler, ajouter un commentaire. J'ai abordé votre île par l'entrée "Gérard Philipe Rouillère" et j'y ai trouvé un si bel hommage qu'il ne pouvait venir que d'une plume très distinguée. Alors j'ai voulu savoir mais je n'ai pas trouvé la touche "contact". Voilà pourquoi je vous adresse ce commentaire en forme de Césame. 
Jean-Pierre LANOS - le 27/08/2008 à 11h27