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MINA - LE "TIGRE" DE CREMONE

( La vie d'une grande vedette italienne )

MINA : Pseudonyme de Anna Maria Mazzini, née à Busto Arsizo (Varèse) en 1940. Ayant débuté des études de comptabilité, elle abandonne à la quatrième année pour se consacrer à ses deux passions, la natation et surtout la musique, passion qu'elle cultive en écoutant les premiers disques de rock'n'roll qui arrivent en Italie. En 1958, elle débute presque par jeu, sur la scène de la célèbre "Bussola" de Viareggio où elle était en vacances. En effet à la fin du récital de Don Marino Barreto Junior, elle monta sur scène et encouragée par quelques amis interpréta la chanson "Un anima tra le mani". Elle forme un groupe et enregistre très vite deux 45 tours, l'un en italien sous le nom de Mina, le second, en anglais, sous le nom de Baby Gate. Le nom de Mina commence à être connu et l'hebdomadaire "Sorrisi e canzoni" lui consacre sa couverture, en titrant "Nel mondo della canzone è esplosa una Mina". En 1960, elle participe pour la première fois au Festival de San Remo. Cette même année, elle fait la connaissance de Gino Paoli qui lui propose d'enregistrer une chanson qu'il vient juste d'écrire. La chanson "Il cielo in una stanza" va révéler les grandes qualités d'interprète de Mina, ses capacités vocales exceptionnelles et sera la première chanson d'auteur a obtenir un tres grand succès. Toujours en 1960, elle présente l'émission télévisée "Sentimentale". En 1961, elle participe de nouveau au Festival de San Remo avec deux chansons qui représentent les deux registres de la chanteuse, l'une « Io amo, tu ami » sentimentale, l'autre plus humoristique, "Le mille bolle blu", qui met en valeur son sens du spectacle, sa formidable énergie. En 1962, elle participe à l'édition controversée de "Canzonissima" avec Dano Fo et Franca Rame, interprétant le générique de fin "Stringimi forte i polsi". Elle participe également à un film intitulé "Canzoni nel mondo" aux côtés de Gilbert Bécaud, Dean Martin et Juliette Gréco. Le succès est tel que la RAI lui propose une émission en vedette en 1964. Cette année est celle de tous les succès pour Mina, elle obtient un disque d'or et reçoit le prix du meilleur album de l'année. Mina participe désormais régulièrement à tous les grands shows télévisés. Elle est désormais une des personnalités les plus connues de la péninsule. Entre 1965 et 1967, les hebdomadaires italiens consacrent 59 couvertures à Mina, dépassant le nombre consacré à Sofia Loren ou Claudia Cardinale. En 1967, elle créé sa propre maison de disques, la PDU, et sort l'album "Dedicato a mio padre" qui contient une série de succès internationaux, ce qui annonce l'orientation que prendra désormais sa carrière, celle d'un très grand éclectisme musical, allant du jazz à la mélodie, du rock à la chanson brésilienne, comme une sorte de défit permanent envers elle même. Au début des années 70, elle est toujours une des grandes vedettes de la télévision italienne, et les succès discographiques se succèdent, au point de dépasser les frontières. Elle commence sa collaboration avec Luccio Battisti et Mogol, qui débouchera également sur de grands succès parmi lesquels "Emozioni". En 1972, elle anime avec Alberto Lupo l'émission "Teatro 10" qui lui vaudra deux nouveaux très grands succes "Grande grande grande" et "Parole, parole". En 1974 après l'excellent double album "Frutta e verdura / Amanti di valore", elle anime son dernier show télévisé en compagnie de Rafaella Carrà. En 1978, elle apparaît pour la dernière fois en public, d'abord à la télévision dans "Mille lucci", accompagnée par vidéo-clip jugé trop sensuel par la RAI. Elle fait ses adieux au public à la Bussola de Viareggio, des adieux somptueux immortalisés par l'album Mina Live 1978. Sa voix atteint sa pleine maturité et elle enchaîne avec une rare facilité disco music, blues, chanson italienne, jazz, chanson napolitaine, rock. Depuis lors Mina continue à sortir tous les ans un double album, moitié d'inédits et elle obtient en 1987, le Premio Tenco pour la meilleure chanteuse de l'année. Ce retrait prématuré des scènes a contribué à entretenir le mythe de Mina, certainement la plus grande interprète qu'ait jamais connu l'Italie, celle dont Louis Armstrong a dit un jour qu'elle était la plus grande chanteuse blanche et qui est sans doute passée, probablement par choix, à côté d'une grande carrière internationale. Le répertoire de Mina est particulièrement impressionnant, près de 800 chansons enregistrées, plus de 70 millions d'albums vendus. Elle a chanté en Anglais, Allemand, Français, Espagnol, Portugais, Turc, Japonais, en dialecte milanais, génois, napolitain et romain. Quant aux auteurs de ses chansons la liste en est elle aussi fort impressionnante, citons parmi tant d'autres : Gino Paoli,  Umberto Bindi, Adriano Celentano, Enzo Jannacci, Ludo Battisti, Fabrizio de André, Lucio Dalla, Bruno Lauzi, Sergio Endrigo, Paolo Conte, Riccardo Cocciante, Ivano Fossati, mais aussi Dano Fo, Michelangelo Antonioni, Lina Wertmuller, Maurizio Costanzo, Ennîo Morricone et Alberto Sordi.



"TOI - MON AMOUR" ( 1972 )

Mer 31 jan 2007 1 commentaire
Mina : la regina assoluta della canzone italiana. je l'adore, un peu trop meme. Avec Barbara, dans un genre très différent, la brune aux cheveux courts et la rousse à la natte, sont les deux artiistes  les plus folles et géniales que je connaisse !
EP - le 11/09/2007 à 19h36

Eh, si, Mina è un fenomeno ! ... Una regina - come scrivi tu - Una voce superba che non si ripete mai ... Io ascolto le sue canzoni e volo in cielo, mi sento vivere in un altro mondo. In fatti è la mia cantante piu preferita. Insieme con Celentano fano la copia ideale che rapresenta il culmine della canzone italiana degli anni ' 60 - '70 ed anche piu tardi. 
Grazie di avermi scritto queste parole nel mio blog ... !
Simbad

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